Résumé


Août 1969 : Après avoir eu une mauvaise expérience à Greenwich Village, le jeune architecte d'intérieur Elliot Tiber (Demetri Martin) retourne chez ses parents, Jake et Sonia Teichberg, propriétaires d'un motel minable, le "El Monaco Motel", situé à White Lake dans la ville de Bethel (au Nord de New-York). Lorsqu’il revient dans la ville de son enfance, Elliot constate que la situation de ses parents est catastrophique. Ceux-ci, endettés par l'achat du motel qui nécessite beaucoup de travaux pour être mis aux normes, sont menacés de saisie. Elliot intervient auprès de la banque pour qu’elle leur octroie un délai jusqu’à la fin de l’été.


En tant que président de la Chambre de Commerce, un poste qu’il prend car personne n’en veut, Elliot obtient l’autorisation d’organiser un festival musical pour 1 $ symbolique. Lorsqu’il apprend par hasard que la ville voisine de Woodstock vient de refuser l'important festival qu'elle devait accueillir, Elliot propose au responsable, Michael Lang (Jonathan Groff) de le déplacer à White Lake et propose le motel de ses parents pour y héberger le QG. Un de ses voisins, Max Yasgur (Eugene Levy) se laisse à son tour convaincre pour une somme exorbitante de louer les terrains de sa ferme.


Comme à Woodstock, les préparatifs du festival soulèvent l’opposition de la frange la plus conservatrice de la petite communauté de White Lake mais, malgré les intimidations (y compris des inscriptions et des propos racistes contre ses parents, des immigrants juifs d’origine russe), Elliot tient bon.


Finalement, toutes les réticences sont balayées par l’atmosphère « peace and love » qui s’installe au fur et à mesure que les « hippies » tant redoutés arrivent et s’installent, non seulement au El Monaco Motel mais investissent la moindre chambre d’hôte des alentours. Suite à une conférence de presse au cours de laquelle le malheureux Elliot, emporté par l’enthousiasme (et un "pétard" malencontreusement accepté), annonce que le concert sera gratuit, une foule de plus de cinq cent mille personnes va déferler sur White Lake, débordant les organisateurs, pour ce qui marquera durablement l’histoire de la musique, bouleversant de fond en comble les mœurs, les habitudes et l’économie du village.


Mon opinion sur ce film


Comme je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie en salle (2009), j’en ai profité pour le regarder lors de son passage à la télévision sur France 4 ce dimanche soir 5 juin 2016.


Que l’on ne s’attende surtout pas à voir un documentaire sur le festival de Woodstock. Il en existe un, sobrement intitulé Woodstock, réalisé par Michael Wadleigh sorti le 12 août 2009 que je n’ai pas vu.


Le film d'Ang Lee, à qui on doit des films aussi différents que Hulk (2003), Le secret de Brokeback Mountain (2005), Lust, caution (2007) ou L'Odyssée de Pi (2012) nous montre, à travers les yeux de son personnage, Elliot Tiber, un jeune homme naïf et qui n’a pas encore assumé son indépendance vis-à-vis de ses parents et son homosexualité, le déroulement événements inédits qui échappèrent à tout contrôle. Nous verrons les préparatifs de ce qui, somme toute, s’annonçait comme un festival de musique comme il s’en passe ailleurs, et sa transformation en un événement hors norme qui prit des proportions démesurées aux répercussions mondiales. Sans doute le film n’est-il pas complètement abouti ni maîtrisé et souffre-t-il de quelques longueurs et de certains lieux communs, mais on garde cependant de l’ensemble une impression sympathique qui tient plus à l’ambiance foutraque qu’à la réelle valeur cinématographique du film.

Roland Comte

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