👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

Dur d'échapper à son rôle phare. Propulsée sur le devant de la scène avec le rôle d'Amy dans le d'ores et déjà classique Gone Girl réalisé par David Fincher, l'actrice Rosamund Pike n'a pas ménagé ses efforts pour s'en émanciper. Parmi ses nombreux travaux, on peut détacher l'épatant Hostiles ou Otages à Entebbe. Mais que voulez-vous, certains n'ont d'yeux que pour Amy, comme J Blakeson. Le scénariste et réalisateur n'a pas besoin de s'en défendre, l'ombre de Fincher plane en permanence sur I Care a Lot. De la mise en scène à la direction artistique, du ton aux compositions musicales sans oublier cette voix-off, on la ressent absolument partout. Il n'y a aucun mal à être un cinéaste sous influences (demandez à Spielberg ou Tarantino) quand on les a digérées.
Si le travail à la caméra est élégant (les plans sont parfaitement cadrés et fluides), la distinction entre l'inspiration nette et le quasi-plagiat est beaucoup plus trouble. De la même façon que Rosamund Pike, aussi convaincante soit-elle dans ce rôle de succube immorale, donne souvent l'impression de rejouer jusqu'à la caricature sa partition de Gone Girl. Dernier point noir et pas des moindres puisqu'il est la base et le liant de tous les départements créatifs, l'écriture. J Blakeson ne semble jamais en mesure de choisir entre le registre satirique et le film noir. De fait, le cynisme qui sert habituellement à titiller nos zygomatiques est grippé par une froideur excessive. Plus grave, Marla reste antipathique du début à la fin. Comment s'attacher à un personnage principal qui n'offre ni relief ni évolutions au cours du récit ? On en arrive à espérer le pire pour elle, en vain

(excepté le final, recopié sur celui du très bon Layer Cake de Matthew Vaughn).


Derrière des récits immoraux et jubilatoires, il y a avant tout une place accordée à l'empathie (ex : Thank you for Smoking, Lord of War ou...Gone Girl). Retirez ça de l'équation et vous n'aurez qu'une coquille vide. Ou une contrefaçon.

ConFuCkamuS
4
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Flops 2021

il y a 1 an

54 j'aime

I Care a Lot
BelRiose
1
I Care a Lot

Pas nainporte quoi. Mais presque.

Après un tel visionnage, je manque de qualificatif tant j’ai versé de l’acide dans mes yeux après avoir au préalable percé mes tympans avec un marteau piqueur hydraulique. Pourtant tout commençait...

Lire la critique

il y a 1 an

42 j'aime

7

I Care a Lot
Velvetman
5
I Care a Lot

Un capitalisme éculé

I Care a lot, dès ses premières secondes, se coince maladroitement dans un discours stéréotypé sur la société capitaliste, discours qui se veut vindicatif, nébuleux mais qui s’avère surtout éculé : «...

Lire la critique

il y a 1 an

35 j'aime

4

I Care a Lot
EricDebarnot
6
I Care a Lot

L'immoralité du rêve américain

Dans le rêve américain et le cauchemar sociétal qui en découle, tout peut – et doit – être une occasion de « réussir », de devenir riche. Et en premier lieu la misère des autres, puisque les êtres en...

Lire la critique

il y a 1 an

35 j'aime

7

Dune
ConFuCkamuS
4
Dune

Anesthésie Spatiale

Peut-on partir avec un avantage si l'on décide d'aller voir l'adaptation d'une œuvre matrice dans la littérature ? Oui, en ne l'ayant pas lue. Il n'est pas toujours aisé de jongler entre...

Lire la critique

il y a 8 mois

61 j'aime

10

I Care a Lot
ConFuCkamuS
4
I Care a Lot

Épigone Girl

Dur d'échapper à son rôle phare. Propulsée sur le devant de la scène avec le rôle d'Amy dans le d'ores et déjà classique Gone Girl réalisé par David Fincher, l'actrice Rosamund Pike n'a pas ménagé...

Lire la critique

il y a 1 an

54 j'aime

The Last Days of American Crime
ConFuCkamuS
1

À réserver aux aveugles

Comme je ne sais pas par où commencer, je vais aller directement à la fin : ce film est une catastrophe. Et le mot est faible. Le seul avantage de The Last Days of American Crime, c'est qu'on ne...

Lire la critique

il y a 2 ans

27 j'aime