La vérité sort de la bouche de John Goodman

Avis sur Inside Llewyn Davis

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Pour commencer, moi les losers, dans les films et en règle générale j'adore ça. C'est toujours pertinent de prendre un mec, nul en tout mais pas complètement, à qui ont fais avoir de grandes aventures dans lesquelles il va se découvrir, et pour qui on va forcément s'attacher vu sa dimension humaine. Mais là, non. On y est pas du tout. Alors déjà, l'histoire se déroule pendant les années 60. Hormis les voitures, on ne retrouve absolument pas cette époque qui est chère à mon coeur. Le pire reste à venir quand les Coen nous explique clairement que comme dans les 70's deux styles musicaux se retrouvent en face à face : Le Rock (hardrock) et la Disco. En l'occurrence ils transposent cet exemple en Folk against Rockabilly ("crooners"). Et c'est là que rien ne va plus, honnêtement réduire les Beatles à des piailleurs qui chantent des paroles niaises c'est d'une médisance asolue, le problème étant que ce ne sont pas les seuls à penser cela. Bref donc si l'on suit cette logique, les Coen se place en fervents défenseurs de la folk, de Bob Dylan. Pour résumer, la "PopRock" c'est de la musique commerciale diriger par des producteurs véreux, alors que la Folk, même si l'on retrouve une pseudo critique des producteurs, on nous dit que oui c'est Indé, c'est mélancolique, donc que c'est de l'Art... Vu le niveau zéro de la bande originale du film, je les trouve bien braves les deux frères avec leur morale bien pensante... Sachant que l'ennui que provoque la vision de ce long métrage n'a d'égal que le vide percutant de ces paroles dépressives... Encore une fois, on est loin de se sentir projeté dans un univers particulier, et encore moins dans celui d'un Townes van Zandt ou d'un Dylan... J'imagine que la plupart des gens aime ça parce qu'on parle d'un loser, un vrai de vrai, qui a vécu des trucs durs, qui n'a pas de racines à part la ville de NY, et puis en plus on te fait 3-4 plans sur un chat roux sympathique...Alors... Ya aucun style dans ce film et pas une once d'émotion malgré l'énergie déployer par les réalisateurs. La mélancolie oui, mais en carton pâte non merci. Au suivant.

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