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Les animés « made in France » ne sont pas pléthoriques. De temps à autre, une pépite se fait jour au milieu des productions étrangères, souvent américaines.
« Jack et la mécanique du cœur » est l’œuvre du chanteur de Dionysos. Après le roman, il nous livre l’histoire en images. On peut affirmer sans risque que c’est du bel ouvrage, digne d’un maître horloger.

L’aspect visuel m’a frappé dès le départ. Une ambiance quasi burtonienne se dégage de ce film et c’est un véritable bonheur que de suivre ces rues étroites, ces maisons à colombages, ces personnages un peu gothiques dont les caractères circassiens nous offrent une belle galerie de portraits. Habillés par des voix connues, les protagonistes principaux vibrent de timbres familiers : Olivia Ruiz, Grand corps malade, Arthur H et surtout l’incomparable Jean Rochefort prêtent leurs voix caractéristiques. Les gestuelles semblent également inspirées des modèles des personnages, à l’instar de miss Acacia qui se meut à la façon d’Olivia Ruiz.
L’histoire est elle aussi extrêmement touchante, depuis la naissance de cet enfant au cœur de glace jusqu’à cette accoucheuse qui deviendra sa mère adoptive. Nanti d’un cœur mécanique, il est trois règles auquel le jeune garçon ne doit pas déroger. La plus importante d’entre elles est qu’il ne doit en aucun cas tomber amoureux. Lors de la rencontre au cœur d’une place sise au milieu de ruelles tortueuses, le son d’un orgue bien peu barbare attirera le jeune homme dans les bras d’une jeune demoiselle au charme épineux. C’est alors l’engrenage de sentiments féconds qui mènera nos cœurs épris dans de bien lointaines contrées.
A l’issue de ce long voyage riche de rencontres improbables, l’ultime instant apparaît comme un instant de pure grâce au milieu des flocons. Quelle beauté vaporeuse !

Le seul regret de ce film visuellement sublime est le rythme de la narration. Il m’a parfois fait songer à une succession des clips qui accompagneraient les diverses chansons sans qu’un fil véritablement tissé lie le tout. Les chansons sont d’ailleurs pour la plupart fort plaisantes, même si certaines m’ont assez peu transporté. J’ai pu alors caresser fugitivement des très légers moments d’ennui. L’histoire se suit néanmoins sans déplaisir et offre de bien belles surprises au cours de son déroulement.

Un joli film pour les cœurs d’artichauts…
Apostille
7
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