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Avis sur Josey Wales hors-la-loi

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"Ne dis pas qu'il pleut en pissant sur mes pieds"

J'ai eu la chance de voir ce film le 25 juillet 2016 en version originale dans mon cinéma. Ceci explique pourquoi j'ai en tête les répliques en anglais, et aussi parce que c'est bien plus classe je trouve. So, let’s go !

Josey Wales est un fermier du Missouri vivant avec sa femme et son fils (incarné par le vrai fils de Clint, Kyle Eastwood, au passage). Jusqu’au jour où des soldats nordistes incendient son ranch et tuent sa famille. Motivé par la seule vengeance, Josey rejoint pour un temps une bande de sudistes. Bientôt arrive l’occasion pour lui d’abattre tout un groupe de nordistes qui se mettent en travers de son chemin. Sa tête est alors mise à prix et un groupe de soldats Yankees se lance à sa poursuite. Pour Josey, cette fuite devient un voyage initiatique où il dictera sa propre justice au hasard des rencontres et avec l’aide de ses colts.

Clint Eastwood signe donc avec Josey Wales hors-la-loi son cinquième long-métrage et il est de retour dans un western. De retour aussi avec son rôle de héros taciturne à la fine gâchette. On ne change pas une équipe qui gagne, c'est ça? Et bien pas tout à fait. Clint se fait ici protecteur des honnêtes gens et de la femme en danger en particulier, et montre toutes les sollicitudes possibles envers celles qui ont été agressées (sans doute à cause de ce qui est arrivé à sa femme). On retrouvera plus tard cette même thématique dans Impitoyable ou Gran Torino notamment.

Pour ce qui est de la performance des acteurs, c'est exemplaire. Clint bien-sûr est excellent, "Chief" Dan George campe un très bon chef indien déchu mais insoumis, et Sondra Locke est ravissante dans la peau de Laura Lee, jeune fille en quête du ranch texan de son défunt père.

La bande originale signée Jerry Fielding est tout à fait correcte (elle a été nommé à l'Oscar de la meilleure musique de film en 1977) et là où je suis très content d'être allé voir ce film au cinéma c'est que les paysages américains sont superbes.

Le film ne manque pas d'humour, notamment grâce à la fameuse manie qu'a Josey de cracher sa chique pour exprimer des émotions variées. Il y a aussi pas mal de répliques explosives, dont le titre de la présente critique, mais aussi cette bien élégante sortie par Josey à la jeune Laura Lee originaire du Kansas :

I always heard there were three kinds of suns in Kansas, sunshine, sunflowers, and sons-of-bitches.

(J'ai toujours entendu dire qu'il y avait trois sortes de soleils au Kansas, le Soleil, les tournesols, et les fils de p...te). Quel romantique, ce Josey !

Ce qui est marquant avec ce film, c’est qu’il peut résumer à lui seul le genre du western tant il met en scène la quasi-totalité de ses éléments classiques (chasseurs de primes, indiens, ville déserte, soldats, convoi de colons, bandits, joueurs de saloon, fermier, vendeur de lotions miracle…). Pour moi, ce Josey Wales hors-la-loi se situe entre un western spaghetti à la Sergio Leone et un western américain signé John Ford. Sans doute plus violent et plus dénonciateur que les standards américains mais avec un ton plus optimiste que les œuvres italiennes.
Oui le film se démarque des classiques du genre. Les Yankees, habituels héros glorifiés car vainqueurs de la guerre de Sécession contre les méchants sudistes esclavagistes, sont montrés ici sous leur plus mauvais jour. Les hommes politiques en prennent aussi pour leur grade à l’image du sénateur nordiste

qui n’hésite pas à abattre des hommes désarmés.

Certes, ce film ne fait pas partie à mon sens des chefs d’œuvres du maître Eastwood, mais il s'agit bien d’un western essentiel dans la filmographie de Clint.

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