L'heure est venue pour la Justice League

Avis sur Justice League

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Après Man of Steel, Batman V Superman, Suicide Squad et plus récemment Wonder Woman, le Dc Univers lance officiellement la Justice League, groupe de super héros réunissant Batman, Aquaman, Cyborg, Flash et Wonder Woman. Enfin réunis à l’écran après de nombreuses années d’attente, nos super héros musclés entendent bien nous apporter une lueur d’espoir après un Batman V Superman très sombre. Le Dc de la renaissance ?

Déluge super héroïque

Voir enfin Batman, Cyborg, Wonder Woman, Flash et Aquaman réunis dans un seul et même film, c’est un rêve d’enfant qui devient réalité. Combien ont attendus ce jour de les voir sur grand écran? On pensait que ça arriverait lors de la sortie de Dark Knight puis de Superman Returns et Green Lantern ( tousse, tousse encore, ha, je m’étouffe). Hélas le destin en avait décidé autrement. Finalement, dès la sortie de Man of Steel, l’espoir renaissait. Cette année Justice League sort au cinéma, niveau de surexcitation au maximum pour les fanas de la JLA. Notre patience allait-elle être récompensée?

Léger, positif, du cœur dans le jeu de ces acteurs ainsi que dans les dialogues, du pur plaisir visuel de comic book, une ambiance rock, des personnages bien écrits/intégrés/présentés/développés, Justice League n'est certes pas le grand film qu'on attendait, il n'en demeure pas moins jubilatoire. Une Wonder Woman fantastique, un Ben Affleck charismatique et moins sombre que dans BVS avec tout un tas de nouveaux gadgets/équipements Batfantastiques, un Aquaman cool (on parle pourtant d’Aquaman : LE personnage détesté par les lecteurs de Dc Comics), un Flash hilarant, un Cyborg à la fois sérieux, sombre et émouvant.

Si vous étiez comme moi fan de la série Justice League Unlimited (La ligue des justiciers) créée par Bruce Timm et Paul Dini en 2001, vous serez aux anges. Justice League version ciné ressemblant à une sorte d’épisode de 2heures.

2heures où on ne se retrouve pas paumé en cours de route comme l’avait été BvS, 2heures où on arrive posément à présenter, introduire et développer nos nouveaux protagonistes et notre antagoniste, 2heures où on multiplie réflexions psychologiques/messages symboliques/morale sur l’espoir en l’être humain grâce à des répliques prenant au cœur, 2heures où l’on plonge véritablement dans un film de super héros bien bad ass, 2heures où l’on suit une histoire cohérente et simpliste permettant pour toutes et tous, petits et grands de suivre sans problème l’intrigue sans être une seule fois largué en cours de route.

Imaginez le visuel à couper le souffle de Zack Snyder et ajoutez-y la narration de Joss Whedon et vous aurez une idée de ce que donnera Justice League à l’écran. Justice League c’est un blockbuster détendu, modeste, ne faisant pas dans la surenchère d’effets spéciaux et scènes d’action, jamais niais, s’autorisant à parsemé durant son histoire des blagues bien senties, bien écrites et pas mal second degré. Le but de cette bouffée d'air frais: plaire à une audience plus jeune et ainsi, éviter l'ennui. Tout comme Man of steel, BvS et Wonder Woman avant lui, Justice League gardera sa tonalité sérieuse et sa vision adulte tout en optant donc pour une petite touche humoristique propre à ce qu'est la JLA. Le second degré, les blagounettes bien sympathiques, on les doit à Ezra Miller et son interprétation magistrale de Flash. Au revoir le Flash un peu trop pleureur et Smallvillesque de la série de Greg Berlanti, bonjour le vrai Flash morfal (puisque brulant beaucoup de calories), terriblement maladroit, asocial puisque solitaire, spontané, surexcité à l’idée de faire parti d’une équipe de super héros, et peureux. Flash n’a pas encore de nom, Barry n’en est ici qu’à ses débuts tout comme un certain Spiderman dans Civil War. Hésitant, mal à l’aise, n’assumant pas encore ses pouvoirs, ce personnage n’en manquera pas de faire sensations auprès de tous. LA révélation du film.

Mais il n’est pas le seul à nous époustoufler. Que ce soit Jason Momoa nous livrant un Aquaman viril, macho, alcoolo ou Ray Fisher en Cyborg luttant contre son humanité et son corps robotique donnant la sensation d’être face à un Frankenstein héroïque des temps modernes. Cyborg ou plutôt Victor Stone, c’est ce type de mec timide toujours en retrait car terrifié à l’idée d’être mal jugé. Heureusement, dans notre film, il sera épaulé par Wonder Woman, faisant office de protectrice, de grande sœur pour le jeune homme complètement paumé devant faire face à la pure réalité. Beaucoup d’émotion, et encore une fois, du cœur dans l’interprétation de ses deux acteurs. Snyder mettra brillamment en évidence leurs super pouvoirs. Quant aux interactions posées ou lors de séquences d’action entre nos personnages héroïques, là encore, c’est parfait, tout comme l’avait été avant eux les Avengers.

Notons également la présence de Henry Allen (interprété par Billy Crudup), le père de Barry, se retrouvant comme pour la série télé, derrière les barreaux, accusé du meurtre de sa femme, le commissaire Gordon, joué par Monsieur J.KSimmons magistral, quelques caméos et easter eggs diablement jouissifs. Question émotion, Justice League ne fait pas son radin.

Ha, en gros ils se volatilisent comme ça ?! Pas poli du tout.

La lumière revient toujours

Chaque personnage présenté brièvement lors de Batman V Superman, tient ici une place plus importante. Tout comme n’importe quel super héros qui se respecte, chacun à sa personnalité, ses faiblesses et ses forces. Des tensions, du manque de confiance, les débuts de la future Justice League ne seront pas tout rose même si on ne comptera que peu de temps avant qu’ils ne se réunissent tous, apprenant rapidement à être solidaires les uns des autres. En une petite heure, on arrivera à jongler entre poser les bases de l’intrigue, intégrer la future menace et ses enjeux, présenter nos personnages, et les réunir. Marvel aura dû nous pondre plus de 5 films (en comptant L’incroyable Hulk) pour en arriver à Avengers, Dc Comics ne fait pas la même erreur, tout en gardant en tête que nombreux sont ceux qui débarquent dans cet univers et ne connaissent pas tous forcément nos super héros.

A chaque film de super héros, son grand ennemi à vaincre lors d'un duel final titanesque qu'on veut mémorable. Après Zod, Doomsday, Lex Luthor et Arès, voici venir Steppenwolf, général de l'armée d'Apokolips (planète percée par des sortes de puits de flammes où règne en maitre le tyran Darkseid) et vu dans les visions troubles de Bruce Wayne dans Batman V Superman ainsi que dans une scène introduite dans la version longue. Ce personnage aux pouvoirs extraordinaires dont celui d'être quasi-immortel, est entouré par les parademons, armée de créatures ailées obéissant à Darkseid. Ces créatures, vous les avez vus dans BvS lors du cauchemar post-apo de Bruce.

Dans Justice League, Steppenwolf est à la recherche des Mother Box qui, comme certains fans doivent le savoir, sont des ordinateurs conscients venant tout droit d'Apokolips, la planète de Darkseid. Au nombre de trois, dispersées dans des lieux importants de l’univers Dc tels qu’Atlantis (le royaume d’Aquaman où vous rencontrerez Mera, future femme d’Aquaman), Themyscira (le royaume de Wonder Woman et les amazones), puis la Terre, elles joueront un rôle primordiale dans notre histoire puisque liées à ses enjeux. Steppenwolf c’est du vrai méchant bien menaçant, puissant et froid, aux airs de dieu supérieur. Interprété en motion capture par Ciarán Hinds, l’acteur parviendrait presque à nous glacer le sang. Dommage qu’on ne l’ai pas exploité à sa juste valeur comme l’avait été le général Zod. Attendons de voir ce que donnera l’arrivée de Darkseid ?

En plus de ces surprises visuelles garantissant du versement de larmes plus les plus sensibles et fanas, c’est du coté de la bande originale que certains prendront leur pied. Qui d’autre que Danny Elfman pouvait nous pondre une musique si héroïque que celle de Justice League ? Travaillant de loin avec Junkie Xl (BvS), le compositeur qui a déjà travaillé autrefois sur un certain Batman de Tim Burton revient une nouvelle fois et il fera les choses bien. Elfman il veut faire plaisir aux fans de la première heure et pour ça, quoi de mieux que de dépoussiérer les thèmes de Superman et de Batman et les remettre au gout du jour pour l’occasion ? Souvenez de ses airs qui ont traversés de nombreuses années sans jamais êtres oubliés ? C’est ça Justice League, la nostalgie et la modernité. Noel avant l’heure. Et Superman dans toute cette histoire ? Là en flashback comme le laissait penser la dernière bande annonce ? Ou retour prévisible et mal monté ? Mystère….

Ce qui fait les ténèbres, les ténèbres les plus épaisses, ce n'est pas
l'absence de lumière, c'est la certitude que la lumière ne reviendra
jamais. Mais la lumière revient toujours nous montrer ce qui nous est
familier. Notre foyer, notre famille, et ce qui est totalement neuf à
nos yeux ou que nous négligions depuis longtemps. Elle nous montre de
nouvelles perspectives et nous engage à les atteindre. Cette fois-ci,
la lumière a éclairé les héros, sortis de l'ombre pour nous dire que
nous ne serons plus jamais seuls. Nos ténèbres étaient un gouffre qui
semblait vouloir engloutir tout espoir, mais ces héros n'avaient
jamais cessés d'être là pour nous rappeler que l'espoir existe bien,
qu'il est visible. Il suffit d'ouvrir les yeux et de les lever vers le
ciel.

Au final, Justice League répond à toutes nos attentes bien que commettant quelques impairs frustrants: manque de suspense, montage où l’on sent quelques coupures (certaines scènes des bandes annonces finalement coupées au montage final), rythme trop rapide faisant de sa durée bien trop courte pour un film de ce calibre. Spectaculairement fun, drôle, optimiste, hyper émouvant, héroïque, une équipe de héros attachants, le Dc qu'on attendait aura mit du temps à se montrer mais il est enfin né.

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