Sa déclaration.

Avis sur Kill Bill : Volume 1

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Parfois on assiste à des déclarations d'amour. Tu sais ? Ces moments qui te font t'arrêter, te mettre en pause pour les contempler.
Directes et folles, spontanément irréfléchies, totalement franches, naïves et qui nous font sourire, rire. Et pleurer aussi.

Nous, on est celui qui passe et qui profite du spectacle, chenapan chapardeur et voyeur.
Celui qui se repaît du soupir qui finira par gonfler dans sa poitrine.
Et c'est bien aussi je trouve, être le témoin privilégié d'une déclaration d'amour, ce n'est pas tous les jours, alors il faut profiter.
Et soupirer en cachant ce sourire qui se dessine sur nos lèvres, en séchant les larmes sur nos joues.

On aimerait, avec les mêmes mots, les mêmes tournures de phrases, avec des images pareilles, emporter tout sur notre passage et être l'architecte d'une cathédrale de joie, de peine et de feu.
Mettre du jaune qui pète, là, du rouge qui déchire, ici, ajouter des nuages, quelques brins d'herbe qu'un vent joueur fera frétiller, un soleil ou un tapis de neige.
Mettre un peu de couleurs dans des yeux ternes et un peu fatigués.

Parfois on a rendez-vous avec un concentré de bonheur, avec un feu d'artifice. Un qui fait lever la tête pour contempler la jolie bleue, et la belle verte. On sait d'avance que ça va être beau, c'est comme une prémonition. C'est toujours beau un feu dans le ciel, ça va déchirer la nuit or, on se laisse toujours prendre, nos yeux ont toujours soif car il est des peintres, des cinéastes-artificiers qui sont des artistes en vrai. Des vrais.
Ils savent t'aspirer, te caresser ou te malmener pour t'emmener où ils le veulent.
Les yeux aiment ça et les cœurs aussi.

Et puis une déclaration d'amour c'est pas forcément gnangnan. Ça peut être des claques dans ta gueule, une balle dans ta tête.

Il y en a toujours un ou deux qui passent sans s'arrêter, en pinçant les lèvres et en jetant des regard réprobateurs. Toujours quelques-uns pour crier à l'infamie, au sans-gêne, à l'étalage nauséeux des sentiments, au too much.
Je peux comprendre, il faut être disponible dans sa tête.

Le bonheur des autres, c'est des coups de katana dans ta vie. Des fois.

Djieke.

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