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Réalisé en 1927, le film est pourtant d'une grande modernité, beauté des images et un montage audacieux, toute la réalisation est la marque d'un génie de la lumière et du mouvement.

Le propos est en apparence très simple, un couple à bout de souffle dont le mari s'est laissé tenter par la nouveauté et les attraits d'une jeune femme de la ville.
Cette jeune femme incarne pour lui, bien sûr la tentation, la flamme du désir qui est éteinte dans son couple, mais aussi le rêve, l'espoir d'une vie tourbillonnante plus excitante, plus moderne.

Le désir de meurtre insufflé par la jeune femme tentatrice, pousse le mari au désespoir, au moment où il va commettre l'irréparable et devant l'effroi de sa jeune épouse, il prend alors conscience de la monstruosité de son acte et tente malgré la répulsion qu'il lui inspire la reconquête de la jeune femme.

Celle-ci, belle, douce, est très amoureuse de son homme, va lui pardonner, malgré ce qu'elle vient de vivre.
Ils vont alors s'étourdir dans cette ville, lieu des plaisirs faciles et fascinants, jusqu'au retour chez eux, dans cette campagne verdoyante où la vie s'écoule dans la chaleur d'un foyer simple et paisible.

La tragédie de la vie et le temps bref qui nous est accordé vont alors reprendre son flot et dans une tempête emporter la barque des amoureux et faire chavirer leur destin.

Sain et sauf le mari crie au désespoir le nom de son épouse, les recherches au village s'organisent mais en vain.
Le mari, effondré par le malheur se morfond lorsque sa jeune amante se manifeste, en croyant que son amant a accompli le funeste dessein.
Il perd alors toute mesure, la poursuit et dans un geste de folie tente de l'étrangler.

La belle-mère appelle le mari dans des sanglots de joie qui le ramène à la raison, sa femme est retrouvée saine et sauve, choquée et meurtrie mais vivante, l'aurore se lève sur cette fable douloureuse, suave et éternelle.
Manu63
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drélium
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