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Avis sur La Disparition de Haruhi Suzumiya

Avatar Yandy
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Alors franchement, que dire sur ce film, et surtout par où commencer ? Déjà, je vais parler d'une des choses qui m'a frappé dans le film : sa durée, soit 2h40, c'est à dire 160 minute, chose assez rare dans le monde des anime. Alors, je ne dirais pas que je n'ai pas vu passer ces 160 fucking minutes, mais dans l'ensemble ça allait, le film sait nous accrocher et l'intrigue est suffisamment bien gérée pour que l'on puisse oublier l'énorme durée du film.

Cependant, le film souffre de quelques problèmes de rythme ici et là ainsi que de nombreuses lenteurs particulièrement au début. Vous ne pouvez pas imaginer la gueule que j'ai tiré quand Kyon, apostrophe le spectateur du fait que ce n'était que le prologue et que l'histoire allait vraiment commencer après cette scène. Et ce, après ce qui m'a semblé être une quinzaine de minutes environ (si ce n'est plus) du début du film. Et même après ce prologue, on subit encore quelques lenteurs comme par exemple lorsque Kyon met pas mal de temps à comprendre à quelle situation il fait face dans ce film, et ce malgré le nombre de plot device utilisé (comme la maladie) et le fait qu'il fait pas toujours ce qu'on aurait envie qu'il fasse.

Comme dit plus haut, voir le premier épisode de la seconde saison est primordial étant donné que le film tourne en partie sur les évènements se déroulant dans cet épisode. D'ailleurs en ce qui concerne le film, je dirais que c'est une sorte de mélange entre cet épisode et l'épisode de la première série où Haruhi et Kyon étaient bloqués dans un espace clos.

En plus de ce petit mélange, le film tourne en grande partie sur les voyages dans le temps, avec des explications sur le fait qu'il s'est passé telle chose à telle date, ce qui fait qu'il va se passer telle chose à telle date et qu'il faut aller à telle date pour faire quelque chose car sinon il va se passer telle chose à telle date (j'exagère un peu) que j'ai trouvé un peu confus et qui m'est plus ou moins passé au dessus de la tête. Cela n'a pas pour autant diminué le plaisir que j'ai eu à regarder le film.

Une autre chose qui m'a m'a fortement soulagé : le fait qu'Haruhi n'apparait que peu dans le film, en même temps on s'y attendait vu que le titre du film annonce déjà la couleur. Et cette disparition sera au profit de Yuki, qui était bien trop à l'écart dans la série. Celle-ci subit d'ailleurs un changement de caractère (plus ou moins justifié...) dans une grande partie du film où l'humanisation est à la limite de l'exagération, ce qui fait qu'on se retrouve devant un résultat assez surprenant où l'on voit Yuki complétement sous un autre jour, au plus grand plaisir des moephiles et autres "Yukiistes". Le film porte également énormément sur Kyon, qui est toujours égal à lui même avec ses eternelles logorrhées ainsi que son ton sarcastique (qui sont toujours un régal) et ce dernier profite de ce film pour se développer considérablement.

Dans le film, les scènes épatantes se comptent sur les doigts d'une ou peut-être même de deux mains, et l'une d'elles est une justement introspection/monologue de Kyon tout simplement énorme et notamment foutrement bien réalisée. Le film tiens en haleine et j'ai d'ailleurs été surpris une ou deux fois dans le film, principalement vers la fin.

Le chara-design du film est à mi-chemin entre celui de la première saison et le design Keionesque de la seconde saison en un peu plus fin. En général, je n'ai pas été particulièrement impressionné par l'animation, à l'exception desdites formidables scènes qui sont merveilleusement bien animés. D'autres sont en revanche plutôt fluides mais pas très naturels dans le mouvement, notamment au niveau du bas du corps, comme par exemple lors d'un gros plan sur les pieds d'un personnage qui descends des escaliers. Les décors dans le film sont par ailleurs super bien soignés et beaucoup de plans sont franchement beaux à voir.

Au niveau de l'OST du film, on a le droit à deux ou trois très bons ré-arrangement des musiques originales de la série, le reste est en grande partie des musiques assez discrètes ou alors d'excellents morceaux orchestraux qui se marient merveilleusement bien aux scènes du film et surtout durant les passages les plus intenses. On note aussi l'apparition de quelques compositions d'Erik Satie, comme la Gymnopédie n°1 qu'on entendait déjà dans le trailer.

Bon, je n'avais pas de grandes attentes concernant le film, et au final celui-ci s'en sort avec un bilan plutôt satisfaisant et ce malgré plusieurs longueurs et le fait que le film fait un peu "épisode de 2h40". Retrouver Haruhi, Kyon et sa clique de manière honorable après une seconde saison calamiteuse fait franchement plaisir, même si je suis sûr de ne pas revoir le film avant un bon moment.

Note : 7.5/10

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