Ave Cesar!

Avis sur La Planète des singes - Suprématie

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Le singe César vit dans la forêt avec les siens. Il doit défendre le groupe contre une armée humaine dirigée par un colonel fanatisé prônant leur destruction.

La planète des singes: Suprématie est un film de Matt Reeves sorti en 2017. Ce dernier volet vient clore la trilogie commencée avec la planète des singes, les origines.

Matt Reeves signe ici un film d'action efficace, plein de suspense et d'émotions.

Attention, la critique qui suit contient un certain nombre de spoilers.

S'appuyant toujours sur des effets spéciaux et des maquillages remarquables, Le film raconte comment un groupe de militaires dissidents veut asservir les singes tout en se rebellant contre le pouvoir central des hommes. A leur tête, un homme déterminé, le colonel (Woody Harrelson) conscient que le virus a muté et que l'homme est en train de régresser. Il est prêt à toutes les extrémités pour enrayer la maladie, notamment à se retrancher dans une forteresse avec son dernier carré de partisans.

Ce troisième opus se hisse au niveau du premier.

Réalisé d'après un script efficace de Mark Bomback, le film raconte l'emprisonnement de la tribu de Cesar, le conflit qui oppose ce dernier au colonel et le coup de pouce du destin qui permettra à la tribu de reprendre son exode.

Le film s'appuie sur une interprétation excellente d'Andy Sirkis (Cesar). Woody Harrelson était l'interprète rêvé pour incarner le colonel, dernier "ultra" du genre humain rêvant d'enrayer la chute irréversible d'une espèce qui, à force de jouer avec la science et de se prendre pour Dieu, a causé sa perte.
A la périphérie de ce duel, le réalisateur a donné un certain relief à Nova (Amiah MIller), la petite fille muette recueillie par le groupe de Cesar et à Bad ape (surnommé sur les forums "le singe rigolo") simultanément astucieux (ce chimpanzé adore porter des vêtements de ski... c'est bien vu quant il fait froid) et "beta" (les jumelles à l'envers...).

Gravite toujours à proximité de César, le sage Orang Outan Maurice (Karin Konoval), toujours aussi sensible et attachant.

Suprématie comporte de très bonnes scènes de guerre telle que la bataille finale entre les hommes et de grands moments d'émotions. Le film est sublimé par les scènes d'affrontement psychologique entre César et le colonel que tout oppose. Certains reprocheront le "faux plat" de la période d'emprisonnement de Cesar et des siens, ce qui personnellement ne m'a nullement gêné.

Le film est servi par une bande originale efficace de Michael Giachinno.

Ne boudons pas notre plaisir, compte tenu des sorties cinéma de cet été, aussi ternes que la météo, La Planète des singes : Suprématie est le Blockbuster de cet été qui vient clore une très belle trilogie.

Reste à savoir quels sont les projets des studios pour la suite des aventures issues du roman de Pierre Boulle.

Ma note: 8/10

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