Les deux jours les plus importants de votre vie: Quand vous naissez et quand vous découvrez pourquoi

Avis sur La Reine des Neiges II

Avatar ErizuTeriyaki
Critique publiée par le

Bon... Comment est-ce qu'on commence une critique, lorsqu'une oeuvre est parvenue à nous faire perdre nos mots? Que doit-on dire lorsque par l'intermédiaire d'un film, même imparfait, on a le sentiment d'avoir fait face à son destin? Que doit-on ressentir face à un aboutissement, face à la fin d'une de nos plus grandes histoires?
Dans ma tête, c'est presque comme si j'avais toujours vécu dans l'attente de La Reine des Neiges II. Oui, parce que j'ai l'impression de n'avoir jamais été trop honnête sur une chose. Quand on a annoncé cette suite, j'étais énervée, je disais tout le temps que le premier film ne s'ouvrait sur aucune forme de continuation, et que cette idée était purement mercantile. Pourtant, c'est juste après qu'on nous ait confirmé cette suite que j'ai enfin reconnu que le premier volet était devenu mon Disney préféré, après avoir passé des mois à me persuader que je préférais toujours Le Roi Lion. Je ne m'en rendais pas compte sur le coup, mais savoir que l'histoire n'était pas terminée, je pense que cela m'a permise de devenir plus clémente sur les défauts du premier film (dont j'ai bien conscience, même si je suis bien trop fangirl pour en être affreusement gênée), et de me maintenir plus fermement dans ma hype. Et cet amour que j'ai assumé et n'ai cessé de développer, a provoqué une telle renaissance, un tel renouveau en moi, que c'est comme si j'avais toujours vécu avec l'attente de La Reine des Neiges II. Je n'y pensais pas forcément tout le temps, mais c'était un arrière-plan constant dans ma vie. Et précisément pour cette raison, je ressentais une pression horrible à l'idée de le voir. La sortie de cette séquelle allait forcément changer beaucoup de choses, me priver d'une attente qui a presque toujours été là. Mais aussi, parce que dans ma logique des choses, il fallait obligatoirement que ce nouvel opus surpasse le premier dans mon coeur. J'accordais à cela tellement d'importance, je pensais que même s'il devenait mon 2e Disney préféré, je ne pourrais jamais m'en remettre, la déception me poursuivrait toujours. Et en même temps, il me paraissait évident que j'aimais bien trop follement le premier long-métrage pour pouvoir préférer le second. Puis, les bandes-annonces sont arrivées et m'ont convaincue que j'allais certainement voir cette ambition être accomplie.
Et au final... je crois bien que j'ai appris beaucoup de choses, suite à mon visionnage. Il me faudra du temps pour en être sûre, mais je pense finalement toujours préférer le premier film. Quel drame, hein? Cependant... la frustration passée, je garde beaucoup de positif concernant l'existence de cette suite. Malgré ses quelques défauts, c'est un véritable bijou qui me fait ressortir totalement grandie de cette expérience. Et je propose qu'on s'y penche dessus dès maintenant!

Trois années se sont écoulées depuis les événements du premier opus. Anna est satisfaite de sa vie auprès de sa jolie famille improvisée, et souhaiterait que rien ne change. Mais il en va tout autrement pour Elsa, qui ne se sent toujours pas parfaitement elle-même à Arendelle. Pour ne rien arranger, cette dernière se sent appelée par une voix, qui l'invite à partir vers l'inconnu. Mais en se laissant entraîner par ce chant mystérieux, la jeune reine éveille les esprits des éléments et met son royaume en danger. Pour protéger Arendelle et aussi dans le but de mieux se connaître elle-même, Elsa part en quête d'une forêt enchantée, accompagnée d'Anna, Kristoff, Olaf et Sven.

Quand on résume l'histoire, la première chose qui saute aux yeux, c'est à quel point on ne recopie aucunement la formule du premier film. On suit une nouvelle histoire entièrement différente, qui ne souffre d'aucune redite par rapport à l'intrigue du premier volet. Le récit que nous allons suivre va très intelligemment compléter et enrichir la mythologie instaurée par l'opus de 2013, afin de l'emmener vers une toute nouvelle direction.

Bon, ça va être une histoire compliquée à résumer... Donc pour commencer, plantons le décor, parlons de cet univers totalement renouvelé. La Reine des Neiges II nous éloigne d'Arendelle, pour nous faire découvrir une forêt enchantée, habitée par la tribu des Northuldras (inspirés des Samis, un peuple autochtone norvégien). Ce second volet offre de vraies belles trouvailles, en faisant de ce lieu une terre dominée par des esprits élémentaires (dont nous reparlons plus tard). C'est un endroit magique, enchanteur, qui fascine par son apport de la magie de la nature. Mais cette contrée se révèle également bien oppressante, par cette brume qui empêche de sortir ou de pouvoir voir le ciel (même si ce sort est déjoué à la fin du métrage). C'est véritablement un domaine dans lequel la nature dicte ses lois, en se montrant sous son jour le plus beau, mais aussi sous son visage le plus terrifiant. C'est un monde à l'image d'Elsa, un univers fabuleux, enchanteur, et même très mignon quand on le connaît bien; c'est aussi un univers froid et dangereux, qui se renferme sur lui-même si on lui cause du tort.
Et cachée au fin fond de cette forêt elle-même cachée, nous avons la rivière gelée d'Ahtohallan, source de la magie de notre Reine des Neiges. Une bonne partie de l'histoire se concentrera sur la recherche de cette forteresse, qui est un des endroits les plus particuliers jamais crées par les Walt Disney Animation Studios. Ce qui le rend si singulier, c'est la complexité des sentiments qu'il provoque. Tout ce qu'il peut y avoir de plus terrifiant est rassemblé ici: en apparence, Ahtohallan est une grotte sombre, gelée, cloisonnée, serrée, éloignée de toute forme de vie et présentant une profondeur vertigineuse. C'est un cimetière, dans lequel reposent les souvenirs du passé. C'est également un lieu de danger, qui peut causer ta perte si tu t'y enfonces trop profondément. Dit comme ça, Ahtohallan a tout pour être un lieu repoussant. Pourtant, en plein coeur de cette rivière, se cache le plus vivant, le plus magique, le plus séduisant des sanctuaires. C'est ici que vit la vérité, Ahtohallan est le berceau des pouvoirs d'Elsa. C'est ici que les pouvoirs d'Elsa sont nés, et c'est ici qu'Elsa mourra et renaîtra pour vivre comme elle n'a jamais vécu. La vie et la mort cohabitent en harmonie parfaite, dans une grotte repoussante aux yeux des simples mortels, mais cachant une véritable beauté en son coeur. Rien ne ressemble plus à Elsa que cette rivière magique.

Pour véritablement parler de l'intrigue en elle-même: toute cette histoire part... d'un énorme retcon. Ce second volet va complètement réinventer tout ce que nous savions d'Iduna et Agnarr, les parents de nos deux héroïnes. Tout un mystère va se créer sur leur passé, et va provoquer la mise en route du récit. En effet, nous découvrons que la mère des deux soeurs n'est pas née de sang noble, et provient de la mystérieuse tribu des Northuldras. Son histoire avec Agnarr peut paraître assez confuse. Tout du long, le film ne nous fait profiter que de courtes et rapides images, pour nous conter l'histoire de ce couple. Lorsqu'on ressort d'un premier visionnage, on peut se sentir perdu et penser que cette backstory est incompréhensible et trouée. Pourtant, si on prend bien le temps de tout assimiler, on se rend compte que cette histoire est finalement plutôt complète. On va donc essayer de raconter dans l'ordre, ce qui nous est connu de ce couple royal. Runeard, ancien roi d'Arendelle et père d'Agnarr, a fait construire un barrage près de la forêt enchantée, afin de sceller une fausse amitié entre son royaume et la tribu indigène. Mais ce cadeau est en réalité une couverture, afin de tromper la vigilance des Northuldras et les attaquer. Runeard craint le lien entre ce peuple et la magie des éléments, le monarque est effrayé par cette puissance (la création du barrage sert aussi certainement à la sécurité de la cité d'Arendelle). Son fils est présent, mais avant que ce dernier n'ait eu le temps de comprendre, le roi s'en prend au chef Northuldra et meurt dans la bataille. Pendant l'affrontement, le jeune prince se cogne à la tête et s'assomme. La petite Iduna, qui possède (très clairement) un lien puissant avec la nature, appelle son ami l'esprit du vent, afin qu'il l'aide à transporter Agnarr sur une charrette, et à l'éloigner de la forêt. Les esprits élémentaires, fâchés par la trahison du roi, rendent la forêt impossible d'accès. Plus personne ne peut en sortir ou en entrer. Iduna est donc obligée de vivre à Arendelle. Une amitié va naître entre elle et Agnarr (devenu roi), qui n'a pas eu le temps de comprendre qu'elle était une Northuldra. Ils tomberont amoureux et se fianceront à l'âge adulte. C'est à ce moment-là qu'Iduna lui avouera ses origines, sans lui en dire plus. Elle ne lui dit pas qu'elle était présente le jour où Runeard est mort, très certainement pour se protéger de la responsabilité de son peuple dans ce meurtre (comme pour le peuple d'Arendelle, la jeune femme ignore que c'est Runeard qui a attaqué en premier). Ils ont ensuite élevé Anna et Elsa, sans jamais leur parler des origines de leur mère. Les années ont passé, les pouvoirs de leur fille ainée sont devenus de plus en plus incontrôlables. Ils ont donc pris la mer, tenté de contourné la forêt, afin de rejoindre Ahtohallan, la source probable des pouvoirs d'Elsa, pour l'aider à mieux les maîtriser. Mais ils ont malheureusement fini tués par le Nokk, l'esprit de l'eau. Leur bateau a été submergé et renvoyé en plein milieu de la forêt, très certainement pour protéger Ahtohallan, rivière accessible uniquement pour les esprits. Voilà, nous avons ici tout ce qu'on nous pouvons comprendre, en nous basant sur ce que le film raconte. On peut avoir l'impression que l'histoire des parents est beaucoup trop floue, narrée avec des illustrations bien trop fugaces pour être assimilables, mais lorsqu'on prend le temps d'analyser toutes les images présentées par le film (comme les souvenirs qu'Elsa suit à l'envers, lorsqu'elle remonte dans le temps), on se rend compte que presque toutes les réponses sont présentes. C'est presque un petit jeu, un puzzle à reconstituer, offert pour les fans. Cela peut peut-être paraître absurde, de suivre un Disney qui nécessite d'être revu plusieurs fois pour être compris. Mais personnellement, je trouve ce parti pris plutôt osé, venant d'un film familial. Ainsi, il est impossible de simplement consommer le film. On en ressort avec l'envie de tout analyser, de tout comprendre. La sous-intrigue des parents prête totalement à faire réfléchir, à se questionner, à théoriser. Après, il y a effectivement des zones d'ombre, des points qui demanderaient presque à être éclaircis. On sait qu'Iduna a un lien spécifique avec la nature, on sait qu'elle peut parler aux esprits, mais on ignore d'où ça lui vient. On peut également se poser beaucoup de questions sur la façon dont elle s'est intégrée dans la société d'Arendelle, comment est-ce qu'elle est parvenue à effacer ses origines, comment est-ce qu'elle a vécu un bannissement aussi abrupte. Le film donne également envie d'en savoir plus sur sa relation avec Agnarr, de mieux comprendre comment ils ont pu se rapprocher, sans que le roi ne comprenne qu'il avait déjà entraperçu son amie parmi les Northuldras. Cependant, ces mystères n'entachent pas l'intrigue principale. Peut-être étaient-ce des choses bien trop précises à raconter, qui auraient inutilement allongé et complexifié l'histoire.

À partir de ce passé réinventé, nous allons suivre une véritable quête spirituelle, une aventure qui n'est rien d'autre qu'une recherche de soit-même. Pour ce film, nous n'avons aucun vrai méchant, aucune forme d'antagonisme pleinement définie. Lorsque nos héros se lancent dans l'aventure, on ne sait toujours pas vraiment dans quoi on se lance. En cela, je trouve le scénario très intéressant, et assez novateur chez Disney. En effet, c'est au fur et à mesure que l'on découvre le sens de cette histoire, c'est progressivement que l'on peut mettre un mot sur les enjeux. De cette façon, l'histoire évite d'être trop prévisible.
Après, je pense quand même préférer le scénario du volet précédent. Déjà, le premier film partait d'une base qui me touchait davantage. Toute l'histoire dépendait d'un traumatisme d'enfance et d'un drame familial, des sujets qui m'émeuvent beaucoup. Évidemment, une séquelle ne pouvait pas reproduire ça, mais je garderai toujours une préférence pour l'aspect dramatique de l'opus de 2013.
Ce qui m'embête aussi un peu avec ce nouveau scénario, c'est que même en tentant une toute nouvelle approche narrative, il s'avère curieusement bien linéaire. En fait, cette suite se construit d'une façon complètement opposée à son aîné. Le premier film piochait pleins d'éléments simples, voire clichés (la princesse qui rêve du prince charmant, la malédiction nécessitant une preuve d'amour sincère pour être rompue), et s'en servait pour en faire une histoire très mouvementée, avec plusieurs rebondissements, plusieurs sous-intrigues qui se répondent, et deux twists dans son climax. À côté de ça, ce nouvel épisode crée des concepts beaucoup plus originaux (la forêt des esprits élémentaires), mais crée une intrigue nettement plus simple à partir de là (surtout comparée au premier film, je veux dire). Ça n'en fait clairement pas une mauvaise histoire pour autant, mais j'avoue avoir une préférence pour les récits plus alambiqués, du moment qu'ils restent bien écrits.
Ce que je trouve également "moins pire" dans le premier film, c'est le rythme. Les deux volets sont tous les deux un peu trop rapides, mais je trouve que l'épisode II est encore plus gênant dans ce sens. Tout va toujours tellement vite, on ne prend pas assez le temps d'apprécier certains instants. Les cuts sont également trop nombreux, on coupe dès que nos héros doivent se retrouver autre part. Je trouve que le rythme impacte également l'image que l'on peut avoir de la forêt. Nos protagonistes passent si rapidement d'un point A à un point B qu'on a l'impression que cette contrée n'est finalement pas si vaste.
Bon, je peux donner l'impression de beaucoup râler. En fait, ces points ne me gênent pas autant que je peux le laisser penser. Le scénario a même le mérite de ne proposer aucune vraie incohérence, le premier volet était beaucoup moins exempt de défauts là-dessus. Mais tous ces "petits problèmes" jouent pour me faire préférer le premier film.

Maintenant, un petit arrêt sur le visuel! Et là, c'est juste fou, c'est complètement sublime! La Reine des Neiges II propose un tel niveau de détail, un tel travail sur les textures, les décors ressemblent presque à des prises de vue réelles. La forêt propose un environnement d'une profonde richesse, ce qui fait du bien après les collines très blanches du premier opus. Après l'été dans La Reine des Neiges, le printemps dans Une Fête Givrée et l'hiver dans Joyeuses Fêtes avec Olaf, c'est au tour de l'automne de colorer le paysage d'Arendelle. Forcément, on peut y voir tout un parallèle sur la fin de l'été, la fin des jours ensoleillés, la nature qui se meurt et se prépare à des jours plus sombres. De par ce choix, le film nous offre une sublime palette de couleurs chaudes. Le film ne se contente même pas des teintes orangées. Le métrage profite de toutes les occasions pour nous confectionner une véritable explosion de couleurs, particulièrement lors des deux grandes séquences musicales d'Elsa. Pour accompagner tout ça, on a droit à un sens absolument parfait de l'éclairage. Il y a également un super travail sur l'animation des personnages, qui n'avait encore jamais été aussi fluide. Je salue également la créativité dans le design des représentants élémentaires. Il y a tout un travail pour les rendre crédibles, même pour animer quelque chose d'aussi invraisemblable qu'un cheval d'eau.

Tiens, puisqu'on en parle, autant aborder dès à présent le cas des personnages!

Même si je ne la considère toujours pas comme la principale héroïne, j'aimerais parler d'Elsa en premier. En effet, elle agit beaucoup plus que dans le premier film, et tout part d'elle, je pense qu'il est donc plus logique de parler en premier du personnage-titre. Je suis tellement satisfaite de ce qu'ils ont fait d'elle, la jeune reine a totalement eu droit au traitement qu'elle méritait. Lorsque nous la retrouvons, six ans après le premier long-métrage, elle est apaisée, épanouie... mais est encore seule. Là où sa famille adore gambader dehors, la jeune femme reste hésitante sur son balcon. Elsa a cessé d'avoir peur d'elle-même, mais elle ne se sent toujours pas parfaitement à sa place auprès du peuple d'Arendelle. La reine des neiges a donc bien évolué, mais elle a conservé ses craintes, ses interrogations, tout ce qui la rend si complexe et si humaine. C'est également tout à fait en accord avec ce qu'on voyait dans les courts-métrages, où elle restait encore bien traumatisée par son enfance (et le mot est faible, je crois...). Dans cette séquelle, la souveraine n'est plus guidée par la peur, mais par la recherche d'elle-même. Elsa va jouer le jeu des spectateurs, en tentant de comprendre d'où proviennent ses pouvoirs. Une fois arrivée dans la forêt enchantée, on illustrera très bien sa fascination pour cet endroit (en comparaison, Anna et Kristoff ne réagissent pas aussi bien) et la connexion qu'elle parviendra à s'y créer. Quand il s'agit des humains, Elsa ne sait pas se mêler à la foule sans gêne. Pourtant, une véritable intimité va naître entre elle et les esprits. Lorsqu'elle parle pour la première fois avec Bruni, la salamandre de feu, elle s'identifie de suite à ce que ressent cette étrange bestiole. J'aime également beaucoup la révérence qu'elle exécute au Nokk, après que ce dernier l'ait conduite à Ahtohallan. On dirait qu'il n'y a qu'en présence de l'anormal qu'Elsa peut se montrer épanouie et cesser de se questionner sans arrêt.
Depuis la sortie du premier opus, on entendait tout le temps des gens se plaindre parce que "Oh là là, le film n'explique jamais d'où proviennent les pouvoirs d'Elsa, c'est trop bête, c'est incohérent". Remarque que j'ai toujours trouvé absurde, le scénario restant exactement le même avec ou sans ces explications. J'ai même toujours pensé que ce non-dit permettait de se sentir plus proche de la jeune femme, puisque comme elle, nous nous comprenons pas sa situation et ignorons comment l'aider. Quand j'ai appris que le second volet nous éclairerait sur la source de son don, je n'étais pas très emballée. Je craignais que l'on donne ces explications uniquement pour satisfaire les rageux et assumer bêtement le mystère du premier film comme une incohérence. Mais fort heureusement, je suis très enthousiasmée par le traitement réservé à l'élucidation de cette grande interrogation. Et ce, pour une raison très simple: il n'y a pas vraiment d'explication. La réponse donnée reste purement symbolique en nous expliquant le pourquoi mais pas le comment. La Reine des Neiges II nous apprend qu'Elsa est un cadeau des esprits. Elle est le Cinquième Esprit, la récompense offerte à Iduna pour avoir sauvé Agnarr. Leurs filles sont un présent, pour honorer l'union entre deux personnes issues de deux peuples hostiles. Nos chères soeurs sont une passerelle, destinée à relier les deux univers et à maintenir la paix entre eux. Elsa a des pouvoirs afin de tenir le lien du côté de la forêt enchantée, Anna n'en a pas dans le but de préserver ce lien du côté d'Arendelle. Et c'est une réponse à laquelle j'adhère totalement! Non, on n'en sait pas plus, on ne sait pas qui a décidé ça, et comment est-ce que ça s'est fait. Mais on s'en moque, on n'a pas besoin de le savoir. Les réponses qu'on nous offre servent uniquement à orienter nos héroïnes vers leur futur, à connaître la marche à suivre pour évoluer. Ces réponses ne servent pas à mieux comprendre les forces divines qui nous entourent, seulement à mieux connaître Elsa, c'est amplement suffisant. Et au bout de compte, je me plais à remarquer que cette réponse parlera uniquement aux vrais fans, ceux qui ne se sont jamais posé de questions sur les pouvoirs de leur héroïne. J'aimerais également parler de la question du "Pourquoi la glace?". En effet, les quatre autres esprits représentent des éléments. La glace étant de l'eau gelée, elle ne complète aucunement les quatre éléments. Mais je ne pense pas que ce soit le but, ce n'est pas à ça qu'il faut réfléchir. Le film nous présente Elsa comme le Cinquième Esprit, mais jamais on ne dit qu'elle maîtriserait un cinquième élément. Si la jeune reine a des pouvoirs enneigés, c'est tout simplement pour pouvoir découvrir Ahtohallan. Elsa devait être capable de résister au froid afin de plonger dans le passé, apprendre la vérité sur les actes de son grand-père, retrouver sa mère et comprendre enfin véritablement sa place. Là encore, c'est une réponse qui me va parfaitement, puisqu'elle relève toujours du pur symbolisme.
Ces révélations m'amènent à parler du sort final réservé à notre souveraine. Après que le film se soit amusé à nous faire (un peu pauvrement) croire à sa mort, Elsa revient à la vie pour s'affirmer pleinement dans son rôle de Cinquième Esprit. Peut-être qu'on aurait pu souhaité plus tragique, vouloir qu'Elsa y passe pour de bon, mais La Reine des Neiges II propose une conclusion très mature et intelligente à notre névrosée préférée. Sa fin n'est absolument pas tragique, Elsa sait enfin qui elle est et où est sa place. Depuis le début, il était évident que la jeune blonde ne souhaitait pas être reine. Elle n'aime pas beaucoup se mêler au monde et est trop indécise et craintive pour bien diriger un peuple. Elsa est un esprit libre, qui aime aller où bon lui semble et demeurer au contact de la magie. La voir se séparer de la couronne, c'était la plus belle chose qu'on pouvait lui souhaiter, il n'y avait qu'ainsi qu'elle pouvait enfin trouver la paix. Et cette paix se ressent au nouveau comportement qu'elle affiche, lors de ses retrouvailles avec sa cadette. L'aînée parle sur un ton détendu, affirmé et étonnamment sage. Lorsqu'on la retrouve sur la plage, Elsa n'est plus la même, elle est devenue une véritable divinité et a acquis une sagesse et une connaissance inaccessibles aux humains. En tant qu'esprit de la forêt, elle a pu faire face aux vérités les plus essentielles. Elle est donc libérée de tout poids, de toute inquiétude, il ne lui reste plus qu'à vivre sa vie comme elle l'entend. Et surtout, le film fait exactement le choix que j'espérais le voir prendre, en séparant les deux soeurs. Forcément, dans cette situation, Anna et Elsa ne peuvent plus vivre ensemble. Dans la manière dont le film nous le montre, il peut sembler dommage que leur séparation ne soit pas plus émouvante, pas plus déchirante. Mais je pense qu'il est également très mature de nous montrer cette voie que nos deux héroïnes ont toujours voulu fuir (leur séparation) et de nous la faire accepter comme quelque chose d'heureux. Leurs retrouvailles étaient le grand enjeu du premier volet, la fin du second film peut donner l'impression de détruire tout ce que l'opus de 2013 a construit. Mais cette conclusion arrive parfaitement à nous faire comprendre en quoi ce choix est bénéfique pour Elsa, et en quoi il ne détruit en rien l'amour qui l'unit à sa soeur, puisqu'elles peuvent continuer de se parler et de se revoir. De bout en bout, l'écriture d'Elsa est juste sublime et prouve bien en quoi cette ancienne reine est l'un des personnages les plus profonds de la compagnie Disney.
Il y a quand même toujours quelques sujets que j'aimerais aborder sur elle. J'aimerais d'abord parler de ses différents looks, qui illustrent très intelligemment son parcours psychologique. Durant la majeure partie du récit, Elsa possède une très jolie robe, conçue avec beaucoup de justesse. C'est une robe qui permet de voir la soeur aînée telle qu'on la connaît, par le choix du bleu et des quelques motifs en forme de flocon. Elle est le seul personnage à arborer une couleur aussi pimpante, ce qui la distingue bien des autres. Elsa a beau être encore la reine à ce moment-là, on remarque qu'elle ne porte jamais le crocus qui symbolise son royaume, lui préférant toujours ses jolis flocons. Ce détail montre bien qu'elle ne sent pas parfaitement à l'aise avec Arendelle, elle ne se sent elle-même qu'en mettant en avant sa magie. Cette robe se présente également comme une bonne tenue d'aventurière. Si on la compare aux précédents vêtements d'Elsa (depuis la séquence de Libérée, Délivrée), cette robe est plus serrée, moins longue et semble également plus solide. Si on ajoute la présence d'une cape toute légère dans le dos, on a là une vraie tenue d'aventurière, qui met tout à fait en lumière le tempérament plus déterminé d'Elsa. C'est une tenue qui a été pensée pour représenter l'aspect mystique de l'histoire, il y a une vraie belle réflexion dans ce look. Au fur et à mesure, le personnage éponyme va se libérer et arborer une toute nouvelle apparence. Dans le premier film, elle s'était relâchée en passant de la couronne tressée à la simple tresse. Ce symbolisme va continuer sa lancée dans ce second épisode. Avant d'affronter le Nokk, Elsa va passer à la queue de cheval, coiffure encore plus légère, afin d'affronter son destin avec encore plus d'assurance. Et lorsqu'elle arrive enfin aux portes d'Ahtohallan, découvre son vrai chez elle et est enfin prête à apprendre la vérité, elle détache complètement ses cheveux (qui ne sont pas très gauffrés alors qu'elle porte tout le temps des tresses, c'est un peu bizarre, mais bon...). Dans cette grotte, elle va découvrir le vrai elle, rencontre qui se symbolise forcément par une toute nouvelle apparence. Sa robe de Cinquième Esprit est absolument splendide. Elle est d'un blanc éclatant, qui affiche plus que jamais sa propriétaire comme la véritable Reine des Neiges. Les flocons disparaissent, au profit des runes élémentaires, pour clairement indiquer ce qu'est réellement Elsa. C'est une robe très longue, légère et flottante, qui fait ressembler la jeune femme à une déesse. D'ailleurs, j'adore le fait que ce soit Ahtohallan (ou peut-être l'esprit d'Iduna) qui donne à Elsa cette nouvelle tenue qui lui correspond totalement, preuve que cet endroit la connaît et qu'elle y est à sa place.
Au niveau de l'interprétation, Idina Menzel est toujours aussi juste en VO. Je n'ai juste rien à redire, tellement elle a parfaitement su reprendre ses marques et jouer son personnage exactement comme elle devait le jouer. Pour la VF, Anaïs Delva ne reprend pas le rôle et laisse sa place à Charlotte Hervieux. Tout le monde semble avoir globalement accepté ce changement, j'ai l'impression de faire partie des seuls à ne pas être si enthousiastes. Pourtant, c'est vrai que sa prestation parlée (je dis bien "parlée") est bonne, elle a très bien su reprendre le ton et la psychologie attribués à son rôle. Mais je trouve que sa voix n'est pas celle d'Elsa, et n'est pas si confondante avec celle de Delva. Cette dernière avait une voix aigüe mais quand même mature. En comparaison, je trouve le timbre de Hervieux beaucoup plus girly et juvénile. Je trouve également sa voix trop instable, parfois plus grave, parfois plus aigüe, elle semble galérer à trouver le juste milieu. En ce qui concerne son chant, quand on le prend à part, je le trouve très bon. Elle chante des chansons très compliquées, pensées très spécifiquement pour Menzel, et elle parvient à livrer de très jolies prestations, sans jamais être aussi criarde que la précédente interprète française. Mais... je suis désolée, quand je l'écoute, je n'entends pas Elsa. Non seulement elle est encore plus obligée d'aller dans les aigus et de prendre un timbre de petite midinette, mais en plus je trouve que son interprétation devient alors très niaise et ne ressemble ni à la Elsa d'Idina, ni à celle d'Anaïs.

Nous en avons fini avec sa soeur aînée, maintenant parlons... de ma chère Anna! Oh Anna... si seulement tu savais combien je t'aime. Notre rouquine accompagne sa soeur dans l'aventure et s'affirme tout autant comme la véritable héroïne de cette saga. Et bon sang, qu'est-ce que j'en suis heureuse! Je suis tellement contente que Jennifer Lee et Chris Buck ne se soient pas laissé aveugler par la figure plus iconique d'Elsa. Pour moi, Anna devait garder sa place d'héroïne, ou au minimum la partager avec sa soeur. À mes yeux, Elsa n'a pas besoin d'agir constamment et de tout contrôler, pour que l'on puisse se souvenir d'elle. De toute manière, absolument tout découle d'elle, c'est largement suffisant. Par contre, si on met la princesse cadette en retrait, elle peut toujours avoir éventuellement un rôle symbolique, mais elle n'aura jamais les moyens d'avoir le même poids narratif. Mais tout va bien, Anna a encore la place d'une véritable héroïne dans ce second volet!
Ce n'est pourtant pas elle qui agit le plus au début. Dès le départ, elle a droit à un temps d'écran équivalent à celui de son aînée, mais ce n'est jamais elle qui provoque les situations. La jeune princesse se contente en premier lieu d'être un bon soutien pour sa soeur, et c'est progressivement qu'elle va retrouver son rôle de personnage principal. Lors du climax, elle sera la seule à être encore en mesure d'agir. Elsa et Olaf ne sont plus, Kristoff et Sven ont été mis à l'écart de tout ce qui se tramait. C'est donc Anna qui va tout prendre en main et révéler à nouveau son âme combative ainsi que son sens du sacrifice (sa décision de détruire Arendelle peut très bien être vue comme un parallèle avec son sacrifice pour sauver sa soeur, à la fin du premier film). En ayant l'idée de détruire le barrage et de précipiter Arendelle vers la destruction, Anna sauve totalement la situation, en apaisant définitivement la colère des esprits. Par cette décision, c'est également elle qui permet à Elsa de ressusciter et de sauver le royaume à son tour. Comme dans le premier volet, c'est encore Anna qui sauve la situation. C'est toujours elle qui sauve Elsa à la fin, jamais l'inverse, et ça me va très bien comme ça.
En terme d'évolution, il y a beaucoup à dire sur Anna. Elle passe par beaucoup d'émotions et ressort très changée par cette aventure. Pendant la partie initiale, elle semble être exactement telle qu'on l'a laissée. Contrairement à son aînée, la jolie rousse est entièrement épanouie. Elle aime la vie qu'elle mène avec la famille qu'elle s'est créée, elle se complaît dans cette existence idyllique et souhaite que rien ne change. Pourtant, sans qu'elle ne s'en rende compte elle-même, Anna ne peut pas vivre paisiblement en adoptant ce quotidien. Chaque jour, la jeune fille s'inquiète pour sa soeur. Elle passe son temps à la câliner, lui parler, à vouloir l'amuser. Elle ne parvient pas à se détacher de sa frangine, pour qui elle s'inquiète sans arrêt. Cette anxiété permanente l'empêche de mieux se concentrer sur les autres aspects de sa vie privée. Elle se montre rarement réceptive à ce qui lui dit Kristoff, son attention est beaucoup trop parasitée par la crainte de perdre Elsa. Anna porte toujours les cicatrices du traumatisme de leur séparation, c'est un drame qui se ressent continuellement dans sa façon d'agir.
Pendant l'aventure, la soeur cadette nous est présentée sous un jour plus sérieux, mature, stable et anxieux. On sent qu'elle a grandi, qu'elle a pris conscience des réels dangers du monde, ce n'est plus la jeune fille naïve qui rêvait du prince charmant. Mais le film ne met pas de côté les caractéristiques qui lui sont propres. Elle a toujours des réactions très cartoonesques, comme lors de sa première rencontre avec Mattias. Elle a toujours ses mimiques, ses expressions qui la rendent tellement drôle, elle a toujours ces instants qui n'appartiennent qu'à elle. Comme pour le premier volet, Anna possède un excellent équilibre entre son côté cartoon et son côté humain, tout ce qui fait d'elle un être si attachant, profond et complet. Pendant le climax, elle va encore passer à un autre stade, suite au décès d'Elsa et d'Olaf. Elle apprend que la personne qu'elle aimait le plus vient de trépasser. Juste après, celui qu'elle aime comme son enfant va disparaître à son tour. En l'espace de quelques secondes, notre héroïne a perdu des êtres qu'elle chérissait énormément, des êtres qui lui permettaient d'avancer. On va alors la voir sombrer dans un état des tristesse que peu de héros Disney atteignent. On met de côté son tempérament si optimiste pour creuser le plus profond de sa psychologie, montrer qu'Anna est un être humain avec ses faiblesses, qui peut être en proie à la plus terrible des souffrances. Mais la rouquine atteint son véritable moment de gloire en continuant malgré tout de se relever. Anna vient de perdre énormément, mais à présent elle se lève, dans le but de perdre encore plus: la cité d'Arendelle. Elle n'écoute plus ses propres sentiments, elle suit la voie audacieuse et optimiste qu'elle a toujours choisie pour survivre, et trouve dans sa peine la force d'agir. Pendant le climax, elle fait alors montre d'une hargne qu'on ne lui soupçonnait pas. Elle part affronter à elle seule les Géants de Pierre, va faire comprendre son choix à Mattias et tous les gardes, puis ordonner aux golems de détruire le barrage, et ce sans jamais afficher le moindre doute. Cette reine-née vient de perdre presque tout moyen d'être heureuse, mais elle sait ce qui est juste pour le plus grand nombre, elle sait comment honorer la mémoire d'Elsa. Fort heureusement, ce n'est pas non plus une héroïne indestructible, elle a toujours besoin d'être sauvée par Kristoff. Mais ce final l'affiche comme un grand modèle féminin, dotée d'un courage émouvant et impliquant. Évidemment, Elsa et Olaf vont revenir, Anna aurait difficilement pu trouver la paix autrement. Mais Anna va donc passer à un nouveau stade de son évolution. Juste avant, elle avait accepté, la mort dans l'âme, qu'elle ne vivrait plus jamais avec sa soeur. Dorénavant, elle va devoir accepter de se séparer d'elle en la sachant vivante. Mais le plus éprouvant est passé. Elle sait que son aînée va bien et qu'elles doivent se quitter pour vivre pleinement leurs histoires respectives.
Anna va alors connaître une conclusion d'une logique si imparable, qu'on pourrait presque croire que le premier film nous préparait à ça en 2013. En effet, puisqu'Elsa renonce à son rôle de reine, c'est sa jeune soeur qui hérite de la couronne. Et nom d'un sandwich, c'est tellement satisfaisant! C'est totalement justifié, Anna était née pour être la souveraine d'Arendelle. La jeune fille est profondément attachée à son royaume, à son peuple. Et elle possède également toutes les qualités qu'un dirigeant. Elle sait se faire entendre, faire comprendre ses décisions, elle n'a pas peur de ses choix. Jusque là, la seule chose qui lui manquait, c'était la maturité. Mais Anna est justement ressortie grandie de sa seconde grande aventure. Ce n'est plus une enfant, c'est une véritable leader qui mérite qu'on la suive (et non, je ne suis pas une fangirl, c'est mal me connaître). On note également que dans ce second volet, ma chouchoute est âgée de 21 ans, l'âge requis pour devenir reine. Comme quoi, rien n'était laissé au hasard, tout nous y préparait. Ce qui rend également le choix évident, c'est tout simplement le fait qu'elle ne soit pas célibataire. Anna pourra se marier et engendrer une descendance, chose qu'on ne pouvait clairement pas attendre d'Elsa. C'est d'ailleurs touchant de voir la famille qu'elle forme désormais avec Kristoff, Sven et Olaf. Ces trois-là ont toujours presque été sa famille à elle seule. Elsa n'était liée à eux que par l'intermédiaire d'Anna. Mais cette dernière a pu les rencontrer en partant chercher sa soeur, pendant le premier opus. Pour moi, ils sont comme un cadeau d'Elsa, afin qu'Anna puisse vivre entourée de gens qu'elle aime, sans demeurer forcément auprès de sa frangine. J'en profite pour dire que je ne regrette pas qu'Arendelle n'ait pas été détruite. Cet aboutissement aurait conclu le récit sur une note beaucoup trop ouverte, aurait fait subir aux habitants une punition qu'ils ne méritent pas, pour finalement donner l'impression que le conflit n'est pas terminé. Voir la cité être sauvée par un certain Cinquième Esprit, c'était une idée des plus satisfaisantes pour enterrer la hache de guerre. Donc bref, Anna était déjà avant mon personnage fictif préféré. Et cette suite est parvenue à sublimer ses qualités, à illustrer son héroïne sous son jour le plus fort et le plus humain. Anna restera à jamais mon personnage-totem.
Comme pour sa soeur, il y a encore de jolies symboles dans son habillage. Pendant l'aventure, Anna va nous faire profiter d'une coiffure absolument magnifique. Bien qu'elle ait toujours des cheveux noués en tresse, le reste de sa chevelure est détachée, ce qui lui donne un air plus mature et plus aventurier. Elle porte également une très jolie robe, qui a été réfléchie pour mettre en avant l'aspect conte de fée du film (en opposition avec la tenue d'Elsa, qui illustre le côté plus mystique). Les couleurs sont plus sombres et mettent en avant sa personnalité moins naïve. Et aussi mignon que cela puisse paraître, on remarque que comme dans Joyeuses Fêtes avec Olaf, son style vestimentaire est influencé par celui de Kristoff. En-dehors de sa cape violette, sa tenue est noire et brune, couleurs également affichées par son tendre dans cet épisode. La référence à Kristoff se voit également dans la présence de la ceinture, qui ressemble également à celles portées par le montagnard. Jusqu'à présent, les différents films ont toujours montré Anna arborer des motifs se reflétant partout ailleurs. Dans La Reine des Neiges II, Anna porte sur son buste le crocus d'Arendelle, mélangé à un épi de blé. Le fait qu'elle mette en avant le symbole de son royaume, là où sa soeur préfère se vêtir de ses flocons, est une preuve qu'Anna est liée bien plus fortement à son royaume natal. Sa tenue finale procure également une très belle émotion. Lorsqu'Anna devient la reine, elle porte alors une très belle robe encore plus sombre (là où Elsa a évolué vers des teintes de plus en plus claires), à la matière visiblement plus lourde, choix qui symbolise très bien sa prise de maturité ainsi que sa meilleure stabilité. Et comment ne pas être ému en la voyant porter le même chignon que sa mère? Elsa ne se sentait pas à l'aise avec cette coiffure, mais à travers Anna, nous assistons au véritable héritage d'Agnarr et Iduna.
Pour ce qui est de l'interprétation, Kristen Bell fait toujours des merveilles. Son personnage doit passer par des émotions qui n'ont pas forcément été exploitées avant. Mais la comédienne est toujours en totale symbiose avec Anna, et transmet avec brio chaque parcelle de sa personnalité et de sa psychologie. Bon, pour ce qui est d'Emmylou Homs, j'ai encore beaucoup de mal, rien de surprenant. Elle lui donne toujours une voix de gamine et livre toujours une prestation très mécanique, très chantée, très calibrée pour les enfants. Homs joue toujours son héroïne à sa sauce, pour transformer Anna en un tout autre personnage. Mais bon, son interprétation est tout simplement dans la lignée de celle du premier film. Elle a continué ce qu'elle avait commencé, il était trop tard pour tout réparer.

Maintenant, parlons d'un sujet plus polémique, en la personne de Kristoff! Dans La Reine des Neiges, le montagnard avait un rôle très particulier et très intéressant. Il formait un vrai duo avec Anna et représentait sa première rencontre avec le véritable amour depuis des années. Leur couple ne constituait pas l'enjeu principal du récit, mais leur romance était un chemin pour guider Anna vers Elsa. Le beau blondinet a toujours eu un sens très particulier dans cette histoire, il était donc difficile de donner une continuation à un tel protagoniste. Au final, il n'y a pas à dire, je préférais son rôle du premier film. Mais contrairement à ce que j'entends beaucoup dire, je ne le trouve pas si inintéressant et dispensable dans La Reine des Neiges II.
Lorsque nous le retrouvons, il est globalement bien intégré dans la famille, mais il souhaite sauter le pas en épousant Anna (alors que c'est même pas juste, je l'ai vue avant...). Et durant toute l'intrigue, le gros de son utilité scénaristique va se résumer à rater ses demandes en mariage. Si notre ami est bien mis en avant durant la première moitié, il finit par disparaître durant presque toute la seconde partie. Mais contrairement à beaucoup, je trouve que son "inutilité" est plutôt utile (ouais, j'écris toujours des phrases qui font réfléchir). Ce que ce second épisode cherche à nous montrer, c'est qu'à cause de cette indépendance presque maternelle qu'elle éprouve pour Elsa, Anna peine à se consacrer pleinement à son fiancé. Dans la séquence de Some Things Never Change, la rouquine ne se jette pas dans ses bras comme il l'attend, alors qu'elle n'hésite pas pour se coller à sa frangine. Et tout du long, si Kristoff va se louper dans ses demandes en mariage, ce n'est pas juste parce qu'il est maladroit, mais aussi parce que sa fiancée n'est pas assez réceptive et toujours trop angoissée pour l'autre grand amour de sa vie. Les deux tourtereaux sont constamment victimes de leurs problèmes et de leur maladresse commune. C'est leur manque de compréhension qui provoquera un quiproquo qui laissera Kristoff de côté pour un temps. Mais plus tard, le montagnard va faire son retour de façon fort intéressante. Il voit sa dulcinée qui fuit les dangereux Géants, une vision bien alarmante. Il vient la sauver et lui dit alors "I'm here! What do you need?". Anna lui répond alors qu'il doit la conduire au pont, idée bien étrange puisque les Géants pourraient risquer de le détruire et de condamner Arendelle. Mais Kristoff fait confiance en celle qu'il aime, il ne réfléchit pas, ne pose pas de question, il l'y emmène car il sait ce qu'elle fait. C'est très simple, très rapide, mais pourtant super joli. En cet instant, ils se prouvent mutuellement qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre, qu'ils se comprennent parfaitement et n'ont pas besoin de partir dans de grands discours pour savoir qu'ils s'aiment. Le vendeur de glaçons a raté ses demandes en voulant trop en faire, mais les événements du climax lui permettent de comprendre que la simplicité est parfois bien plus efficace. Il pourra donc enfin faire sa demande, sans en faire des tonnes, en laissant simplement parler son coeur (d'une façon bien plus touchante qu'un certain autre rouquin). Mon seul regret, c'est que j'aurais probablement aimé qu'il participe plus activement lors du dénouement. Ce détail mis à part, je trouve que le parcours de Kristoff est intéressant. Je pense que son rôle est à peu près comparable à celui d'Elsa dans le premier film. Dans La Reine des Neiges, le temps d'écran de Kristoff était plus important que celui de la reine éponyme, car Kristoff devait guider Anna vers Elsa. Dans La Reine des Neiges II, Anna est trop dépendante d'Elsa et doit être reconduite vers Kristoff pour mener sa propre vie.
Même au niveau de la personnalité, je trouve que Kristoff a été bien représenté, son évolution ne me gêne aucunement. Évidemment, il est devenu moins grincheux, et ne cache en aucune façon son attachement pour sa rouquine. Mais dès le premier film, il suffisait de le voir parler des "spécialistes de l'amour" ou échanger avec Sven pour comprendre que si Kristoff est méfiant avec les inconnus, il devient un vrai nounours une fois qu'il a accordé sa confiance et son affection. À ce stade de l'histoire, il n'a plus de raison de se comporter de façon bourrue, c'est donc logique de le voir se montrer plus doux et attentionné dans cette nouvelle aventure. Quand on revoit le premier long-métrage ainsi que les deux courts-métrages, on remarque que Kristoff a toujours été le plus démonstratif du couple. Rien qu'à ses expressions faciales, on pouvait voir qu'il avait le béguin (là où déjà, Anna accordait bien plus d'attention à sa soeur, problème qui a donc toujours été présent dans leur idylle), sa béatitude apparente est donc cohérente. J'aime beaucoup également comment on appuie toujours sur sa maladresse, sa difficulté à trouver les bons mots, qui est très certainement son plus grand point commun avec Anna. J'ai aussi un faible pour son humilité, qui continue d'être appuyée. Le joli blondinet a toujours été d'un naturel très simple, ce qui se confirme ici. Il ne réclame rien, ne se lamente de rien. Il se sait aimé d'Anna, tout en sachant très bien qu'elle est aussi très attachée à Elsa. Pourtant, on ne tombe jamais dans le cliché de la crise de jalousie. Kristoff n'a pas besoin qu'Anna lui prouve continuellement qu'elle l'aime, puisqu'il a confiance en elle et se contente très bien de l'affection qu'elle a pour lui. Lorsque la princesse s'excuse de l'avoir abandonné et qu'il lui répond "I know, it's okay... my love is not fragile.", c'est une magnifique preuve d'un amour basé sur la confiance, venant de quelqu'un qui n'a pas besoin qu'on lui montre constamment qu'on l'aime pour qu'il se sache aimé. Il est génial, Kristoff.
Quant à Sven, pas grand-chose à dire, il est toujours le même. Il forme toujours un duo complice avec le montagnard. Le renne continue de jouer les conseillers romantiques, puisque c'est lui qui poussera plusieurs fois son ami à faire sa demande.
Pour les interpréter vocalement, Jonathan Groff est toujours aussi bon. Son jeu est devenu plus doux pour coller au tempérament moins froid du jeune homme. Son timbre est toujours aussi sexy, en plus de donner à Kristoff toute sa profondeur. Quant à Donald Reignoux, il fait ce qu'il peut, son doublage en lui-même n'est pas choquant. Mais je pense que ce comédien n'a jamais été le meilleur choix pour Kristoff. Sa voix est trop jeune, trop adolescente, Kristoff en perd donc un peu en crédibilité et en complexité.

Maintenons, parlons de notre mascotte, Olaf! Même si certains points me surprennent dans son traitement, je trouve qu'ils l'ont tout de même réussi dans cette suite. Dans cette seconde aventure, notre bonhomme de neige commence à s'interroger sur le temps qui passe, à craindre que les choses ne puissent plus rester comme avant. Là où il ne savait rien dans le film, il est ici devenu très cultivé et presque philosophe. Il se pose des questions matures, qui permettent de mettre en relief les messages du second film sur les conséquences du changement. Olaf va passer par des étapes intéressantes, en éprouvant des sentiments nouveaux pour lui, comme lorsqu'il ressentira de la colère envers Elsa. On ne se contente pas d'en faire le comique de service, on lui offre une véritable évolution, ainsi que de vraies questionnements sur son humanité et sa capacité à grandir. Après, ce que je trouve un peu étrange, c'est qu'il fait preuve d'un semi-cynisme dont je le croyais débarrassé. Olaf était très moqueur dans le premier volet (particulièrement lorsqu'il dit ouvertement que Kristoff ressemble à un âne), mais Joyeuses Fêtes avec Olaf l'avait représenté sous un jour plus naïf et bienveillant. C'était une évolution que j'aimais beaucoup, et qui me semblait logique, puisque notre ami connaissait mieux le monde qui l'entourait. En comparaison, je trouve son humour presque plus méchant dans La Reine des Neiges II (comme son imitation d'Elsa lors du jeu de mime... j'espère qu'il voyait pas ça comme quelque chose de flatteur). Il peut aussi frôler la limite du lourd avec un humour très présent et beaucoup plus surexcité, là où le film de 2013 le mettait plus en retrait et en faisait un comic-relief finalement bien calme. Cela dit, ce serait complètement faux de dire que je n'ai pas été complètement pliée par son humour dans le volet de 2019. Toutes les bonnes idées fusent pour que le bonhomme de neige fasse rire (comme la séquence où il raconte l'histoire du premier film... c'est déjà totalement culte à mes yeux). Je trouve que son humour est même souvent intelligent, puisqu'Olaf fait régulièrement rire en faisant l'étalage de sa culture. Le petit bonhomme divertit et instruit en même temps. Ça, c'est la classe. Et il sait rester touchant: la scène où il sait qu'il va mourir mais accepte son sort et cherche à faire sourire Anna une dernière fois, c'est une preuve très émouvante de la profondeur de ce petit corps sans squelette.
Au niveau de la narration, l'enfant d'Anna et Elsa est beaucoup moins utile que dans le premier film. Il est rare qu'il apporte véritablement son aide, là où l'opus précédant lui accordait une meilleure place pour faire ses preuves. Mais le film réussit l'essentiel, en faisant conserver au side-kick son apport symbolique. Olaf reste le lien entre Anna et Elsa. Lorsque la reine des neiges disparaît, le bonhomme de neige disparaît à son tour, afin de mettre en image la perte d'Elsa, la rendre cruellement palpable dans le coeur d'Anna. Et à la fin, le comic-relief refait son apparition, car ses deux créatrices spirituelles ont beau se séparer, Olaf reste présent pour illustrer leur amour qui ne disparaîtra jamais.
Josh Gad est absolument génial, en VO. Il offre une splendide variété de jeux à son personnage, il alterne parfaitement entre ses moments plus calme et ses instants de folie, sans jamais trahir le personnage ou lui manquer de sérieux. Mais je n'en dirai pas autant de Dany Boon... Bon déjà, je me rends compte que je trouve sa voix beaucoup trop laide pour Olaf. Elle rend le personnage beaucoup plus cliché et bébête. J'ai l'impression d'ailleurs que par rapport à 2013, son timbre a vieilli et colle beaucoup moins bien à la naïveté du petit bonhomme. Son jeu est également nettement moins varié, son Olaf fonctionne toujours sur la même mesure bien gamine. Sa voix n'ayant plus rien de mignonne, elle empêche le personnage d'être suffisamment touchant aux moments opportuns.

Nous avons également deux protagonistes qui refont leur apparition pour se voir offrir une toute nouvelle dimension: le roi Agnarr et la reine Iduna. Bon, en ce qui concerne le premier, il reste finalement toujours le même. Le père d'Anna et Elsa revient tel qu'on l'a connu. On continue de le représenter sous un aspect sympathique, sans pour autant lui inventer de nouvelles qualités ou le déculpabiliser de ce qu'il a fait subir à sa fille aînée pendant des années. On en apprend plus sur sa vie, sans trahir le personnage, ça me va parfaitement.
Son épouse, cependant, va gagner un tout nouveau visage. Dans le premier opus, la reine Iduna était entièrement transparente, elle n'avait presque aucune réplique et ne faisait que suivre les directives de son mari. Mais dans cette séquelle, le temps d'un flash-back, l'histoire va nous permettre de mettre des mots sur la relation qu'elle entretenait avec ses deux enfants. Et plus encore, la jeune maman va entièrement gagner en dimension, puisque le récit va lui inventer un passé et des origines. Iduna est passée de simple reine maman fonctionnelle à une jeune fille issue d'une grande famille Northuldra. Cette réinvention va permettre à Elsa de se trouver une voie, de se trouver des racines qu'elle ignorait, de comprendre qu'Arendelle n'est pas sa seule maison. Dans La Reine des Neiges II, Iduna devient un personnage fascinant, c'est une figure du passé réconfortante et consolatrice. À travers sa berceuse, ses câlins et son châle, la défunte souveraine continue de vivre à travers Anna et Elsa et de les guider. Iduna est la réponse de leur quête existentielle, la clé qui leur permet de savoir comment mener leur histoire.
Quand bien même cela pourrait passer pour un simple détail, j'apprécie le retcon autour de leur trépas. Jusqu'à présent, je trouvais que leur mort ressemblait trop à une excuse chopée rapidement pour justifier leur absence dans le reste de l'histoire. Le second long-métrage a su réécrire leur disparition en la plaçant au coeur de toute cette nouvelle mythologie, ainsi qu'en lui créant un lien avec les pouvoirs d'Elsa.

L'une des meilleures inventions du dernier Disney, c'est aussi très certainement les esprits des éléments. Ce que j'adore, c'est qu'ils ont beau être un certain nombre, ils parviennent tous à avoir leur identité et leur importance dans le récit.
Nous avons d'abord Courant d'Air (Gale en VO), l'esprit de l'air. Ce personnage n'est composé que de vent, il pourrait donc être très difficile à rendre expressif. Mais pour le rendre visuellement repérable, Courant d'Air se caractérise toujours par les feuilles qu'il entraîne dans son souffle, c'est un détail que je trouve très mignon. C'est un esprit farceur, qui prend plaisir à taquiner nos héros, et qui représentera leur premier challenge. Mais il n'est pas uniquement comique, c'est un personnage que je trouve fascinant. En effet, les flash-back indiquent clairement que Courant d'Air entretenait un lien particulier avec Iduna. À tel point qu'il participera au sauvetage du jeune Agnarr. Il y a quelque chose de particulièrement intriguant dans cette amitié. À la fin du film, c'est également cet esprit qui permettra à Anna et Elsa de continuer à s'échanger à distance. Courant d'Air est très certainement le plus gentil, sociable et désintéressé des esprits élémentaires.
En parlant d'esprit gentil, nous comptons également Bruni. C'est l'esprit du feu, donc forcément, c'est une salamandre. Cette petite bestiole a clairement un rôle de petite mascotte, pour amuser les enfants et vendre des jouets. Mais en tant que tel, je le trouve réussi, il est trop chou. Il permet à Elsa d'avoir son petit side-kick rigolo à elle. L'amphibien aura également sa petite part d'utilité scénaristique, en conduisant la Reine des Neiges au bateau de ses parents.
En esprits moins sympathiques, nous avons les Géants, les représentants de la terre. Durant la majorité du récit, ces golems sont perçues comme une menace, un danger à fuir. Ils parviennent à être sacrément impressionnants, leur gigantisme et leur lourdeur sont très bien rendus. Ils seront particulièrement mis en avant lors du dernier tiers, où ils participeront à sauver la situation en détruisant le pont. Ce que j'aime beaucoup, c'est que contrairement aux autres esprits, les Géants ne se frotteront jamais à Elsa. Ils représentent le combat d'Anna, c'est elle qui vaincra sa peur pour venir les provoquer.
Mais l'esprit le plus fascinant est très certainement le Nokk, un cheval d'eau, son élément. Rien que dans son apparence, dans son concept, c'est le personnage le plus mystique de toute la saga. Il dégage quelque chose d'angoissant, mais il n'est pas aussi repoussant que les Géants. Au contraire, tout en faisant peur, il donne envie qu'on en apprenne plus sur lui. C'est un authentique cheval sauvage, un parfait esprit de la nature, qui refuse de se faire dresser. De ce qu'on peut comprendre, il protège Ahtohallan, ce sanctuaire n'étant certainement destiné qu'aux esprits. On sait qu'Agnarr et Iduna ont tenté d'atteindre la rivière de glace, qu'ils ont été engloutis et que leur navire s'est mystérieusement retrouvé en plein milieu de la forêt. Aussi cruelle que peut paraître cette réalité, il est donc évident que le Nokk a provoqué le décès du couple royal. Mais le film se montre intelligent en évitant de nous le dire explicitement, afin que l'on accepte cette vérité comme un détail. Car peu importe ce qu'il s'est passé, Elsa deviendra amie avec l'esprit aquatique. Elle parviendra à le dompter, ce qui fera naître entre eux une profonde relation de confiance et de respect. La jeune femme a certainement compris la vérité. Mais en épousant sa nature de demi-déesse, Elsa a pardonné au monde entier et sait pourquoi son nouvel ami a agi ainsi. Il n'y a rien à pardonner, parce qu'il n'y a rien à expliquer. Leur relation est fascinante et bien plus profonde qu'elle n'y paraît aux premiers abords.

D'autres nouveaux personnages plus secondaires font leur apparition. Nous avons les Northuldras, avec la chef Yelena, la jeune Honeymaren et son frère Ryder. Nous faisons également la connaissance de Destin Mattias, lieutenant de la garde d'Arendelle, emprisonné dans la forêt depuis l'attaque de Runeard. Ce sont des personnages qui auraient pu gagner à être davantage approfondis, surtout quand on sait qu'ils vivent sous la brume depuis des décennies. Mais du peu que l'on voit d'eux, ils dégagent tous une sincère sympathie. J'ai su ressentir de l'attachement pour Mattias, qui a l'air très digne, mais peut se révéler très fendard à certains moments (le voir aussi investi quand Olaf raconte l'histoire du premier film, c'est absolument tordant).

Bon allez, on ne peut pas parler de cette saga sans parler musique!

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