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Last Action Hero par Lopocomar

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A un temps où il était encore possible de penser à Schwarzy sans associer le mot "Gouverneur de la Californie", à une époque où les films d'action avaient encore la côte, à une période bénie où Michael Bay n'était encore qu'un inconnu, Last Action Hero est sorti.

L'histoire est simple mais maligne. Un gamin est fan de films d'action et surtout de la série Jack Slater, joué par Schwarzy. Comme il est pote avec un projectionniste de New York, il peut voir en avant-première le nouveau volet de son héros favori. Pour pimenter le truc, et donner un scénar', le vieux cinéphile lui donne un ticket magique donné par Houdini lui-même. LOL, se dirait aujourd'hui le jeune blondinet à la mèche insolente.
Et non, le vioc disait vrai. Il rentre dans le film et devient le co-équipier d'un Schwarzenegger au meilleur de sa forme.

Auto-dérision, explosions monstrueuses, vannes à la con : pas de doute, Mc Tiernan et Shane Black sont dans la place. Le premier vient irrémédiablement poser la touche « Die Hard » avec un perso increvable vide les chargeurs avec nonchalance et un rythme qui fait qu'on ne s'ennuie jamais. Le second nous donne les calembours capillo-tractés et des situations « à l'américaine » où on n'hésite pas à mettre les petits plats dans les grands. Quitte à faire péter un étage d'immeuble et à transporter un cadavre sur une grue en plein Los Angeles. D'ailleurs, la ville est bien mise à contribution puisqu'elle est sujette à de nombreuses apparitions d'acteurs. Stallone en Terminator, la Sharon Stone de Basic Instinct qui sort du commissariat ou encore les allusions à l'Arme Fatale, la mise en abîme du film dans le film est une bonne excuse pour chatouiller les cinéphiles, qui se feront un plaisir de les déceler.

Signe des années 90, la B.O n'est pas marquée par le sceau diabolique du R'N'Bouze. Au contraire, Mettalica, AC/DC, Alice In Chains et d'autres font péter les riffs. Rien de mieux pour rimer avec les explosions à l'écran. Les seuls défauts du film pourraient se situer dans le personnage de Vivaldi qui ne fait que trop bien le lourd et qui donne constamment envie de lui cribler ses chemises à fleurs, de plomb. Ensuite, le ton pour tous publics est parfois décelable dans les quelques moments de bravoures de Danny qui énerve plus qu'autre chose. Preuve que je ne suis pas le seul à ressentir ça puisque ce sale morveux n'a pas percé depuis.

LAH est donc un film injustement boudé par le public. Pas aussi con qu'il en a l'air, il constitue sûrement l'un des meilleurs films du Gouvernator. Blindé de répliques cultes, il a aussi la vertu de ne pas prendre son spectateur pour un con. D'ailleurs, il n'est pas étonnant que la côte du film soit montée auprès des critiques avec les années. Fendard, déjanté et nerveux, il représente ce qu'il se faisait de mieux dans le genre dans les 90's et ce qui est aussi si difficile à reproduire aujourd'hui.

Définitivement culte.

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