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Le Hobbit : La Désolation de Smaug par AL Soyez

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Il y a des surprises auxquelles on ne s’attend pas. Ce deuxième opus de la saga Le Hobbit en est une. Remettons les choses dans leur contexte. Il y a un an, je découvrais l’histoire de la quête de ses nains voulant remettre la main sur leur trésor, désormais gardé par un terrible dragon. Si le plaisir de revoir certains personnages du Seigneur des Anneaux était bien présent, je reprochais au film beaucoup de choses. Entre autre, ses enjeux moins passionnants, ses personnages calqués sur ceux du SdA et son côté trop enfantin. Alors oui, tout ceci est plus ou moins dû au livre de Tolkien dont est tirée cette nouvelle saga mais le fait est que, présenter au public cette nouvelle trilogie après celle du SdA si vite m’a parue inapproprié.

C’est donc sans grande conviction que je suis allée découvrir La Désolation de Smaug. Ajoutons à ça un cocktail avec alcool avant, un état de fatigue avancé et la durée du film (2h40) et ça donne une probabilité d’endormissement assez élevée. Et pourtant. La Désolation de Smaug m’a tenue en haleine du début à la fin (ou presque). Malgré quelques longueurs sur la fin, Jackson ne laisse jamais le spectateur s’endormir, loin de là. Si Un Voyage inattendu prenait le temps d’installer son intrigue, La Désolation de Smaug se résume à de l’action et un dragon.

Certains reprocheront les libertés prises par Jackson, notamment l’ajout du personnage de Tauriel, joué par Evangeline Lilly, qui est clairement là pour attirer les femmes dans les salles au travers sa love story avec un des nains de la troupe. Si cette sous-intrigue n’est pas indispensable, j’avoue avoir été touché par leur relation.
Au-delà de ce rythme frénétique, j’ai apprécié le côté plus sombre du film qui contre-balance avec la légèreté du premier. Progressivement, les liens avec Le Seigneur des Anneaux se font et laissent entrevoir un final passionnant.

Du côté des bémols (car oui, malheureusement, j’en ai un ou deux), je ne suis toujours pas convaincue par le côté visuel du film. Je prends encore une fois le pari que, dans quelques années, La Désolation de Smaug aura un petit côté cheap. Aujourd’hui déjà, certaines scènes sont limites. Mais à la décharge de Peter Jackson et de son équipe, je n’ai pas vu le film en HFR, ce qui rendrait peut-être justice à la dynamique de ces scènes. Chapeau tout de même au dragon Smaug, bluffant et à qui Benedict Cumberbatch donne une toute autre dimension.

C’est sans envie que je m’étais rendue à mon second rendez-vous avec Bilbon mais cette fois-ci, nous nous sommes quittés en bons termes avec l’envie de nous revoir très vite. Vivement Décembre 2014 !

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