---Bonjour voyageur égaré. Cette critique fait partie d'une série. Tu es ici au cinquième chapitre. Je tiens à jour l'ordre et l'avancée de cette étrange saga ici :
https://www.senscritique.com/liste/Franky_goes_to_Hollywood/2022160
Si tu n'en a rien a faire et que tu veux juste la critique, tu peux lire, mais certains passages te sembleront obscurs. Je m'en excuse d'avance. Bonne soirée. --
Ange obscur,
Je t'écris ce soir plus par habitude que par nécessité. J'ai plus envie de remplir cette enveloppe de déclarations de tendresse que de mon avis sur le film que je viens de voir, tant aucune évolution n'est à constater depuis hier. Universal radote comme une vieille femme. Le monstre est mort, mais en fait non, un membre de la famille Frankenstein (le petit frère cette fois, le suivant pourra être le cousin germain ou l'oncle par alliance je n'en serais pas plus dépitée) le répare, il y a une scène mignonne avec un enfant, la créature tue tout le monde, tout le monde tue la créature : fin. De rares petites innovations sont à mettre en évidence : l'arrivée de Lon Chaney au casting (mais à quoi bon le beau visage de Lon Chaney si celui-ci est dissimulé sous le masque d'horreur ? Mis à part pour rassurer le cœur d'un amant jaloux, n'est-ce pas mon cher...) ; le fait que le docteur Frankenstein travaille pour la première fois sous la contrainte, l'idée enfin d'ôter ce cerveau malade du crane de la créature. Bon. je ne sais pas trop exprimer mon impression autrement que par : en fait on s'en fiche. Les idées sont peut être bonne, mais par une mystérieuse sorcellerie, elles deviennent parfaitement inintéressantes en étant développées dans le film. Je n'ai pas grand chose de plus à dire. On commence à voyager un peu, ce qui est bien puisque dans le livre les personnages se déplaçaient beaucoup alors que les trois premiers films étaient parfaitement statiques, ancrés dans la même ville. Bon. Le running-gag du "It's allive !" que clamait dans chaque film le docteur Frankenstein disparaît, et je n'aurais pas cru mais cela me déçoit. Je trouvais assez amusant et intéressant finalement que Universal Monster signe chacun de ses films par cette auto-dérision attachante. Le scénario semble changer d'idée en plein milieu, passant d'un "la créature est faible, il faut la guérir" à un "la créature est dangereuse, il faut la transformer". Bon. Ça non plus ça ne m'intéresse pas. Positif comme négatif, aucun des points que je remarque de ce film ne m'a intéressé. Et tout cela est encore plus terrible que de voir un mauvais film. Aucune passion. Aucune envie. Aucune haine. Aucun plaisir. Une heure de néant inintéressant.
Il n'y a rien a dire de plus mais je ne perds pas espoir dans Universal. Demain sera le soir de Frankenstein rencontre le loup-garou, et je suis très impatiente de cela. Restera un ou deux films assez amusants qui me reposeront avant d'attaquer le deuxième gros morceau du mois : la Hammer.
Qu'il me tarde de retrouver, mais pas autant que toi.
Je t'aime,
H.