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2014, l'odyssée (ridicule) de Besson

Avis sur Lucy

Avatar Christophe Butelet
Critique publiée par le

Il ne faut pas bien longtemps à Lucy, dernier film en date de Luc Besson, pour qu’on saisisse la ridicule subtilité de sa mise en scène. Celle-là même que l’on retrouvait dans Angel-A et ses plans d’une finesse sans égale ; souvenez-vous ce plan du personnage féminin (que l’on devine être un ange) dont la tête venait se placer dans l’axe d’une statue – wait for it – d’ange. On retrouve ce même sens de la métaphore appuyée au burin dès les premières minutes de Lucy. Forcée par un ami à délivrer une mallette dans un hôtel de luxe, Lucy redoute des personnes avec qui elle va devoir traiter. Le réalisateur utilise alors le plus pathétique montage alterné vu depuis longtemps. Soit d’un coté Scarlett Johansson qui ne sait pas trop à quelle sauce elle va être mangée, et de l’autre, un documentaire animalier d’un léopard chassant une gazelle. Le message, comme on peut le voir, est d’une rare finesse. Mais attention, la proie n’est pas forcément celle que l’on croit. Alors, d’une manière tout aussi subtile, Luc habille son actrice d’une tenue léopard. Haaaan, c’est malin. Bien vu M. Besson. Merci de me mâcher comme ça le travail.

La suite est à l’avenant. Pourtant, la séquence d’après laisse encore un peu de doute et d’espoir sur ce qui va suivre, lorsque la jeune femme se retrouve finalement avec un paquet de drogue dans le bide, prête à être expédiée en Europe. Mais dès l’instant où Lucy assimile cette nouvelle drogue, parce que le contenu de son paquet s’est dispersé dans son corps, la consternation commence. D’abord parce que l’héroïne se convulse de façon démesurée, au point d’être littéralement scotchée au plafond. Et aussi parce que Luc Besson a une nouvelle fois recours à un montage alterné qu’il maîtrise si bien. Heureusement, cette fois-ci...

(suite de la critique à l'adresse ci-dessous)

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