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Luc Besson entre gentiment dans l’adolescence. A vue de nez, il a 13 ans. Ses cours de Science de la Vie et de la Terre l’intéressent beaucoup. Il y a quelques temps, il s’est mis à faire des recherches poussées sur le cerveau humain. Alors, il est allé sur Wikipédia. Luc Besson découvre la vie, il est encore jeune.
Alors, quand il veut en faire un film, il se dit qu’une grande partie des gens ne doivent pas connaître tout cela et qu’il faut leur expliquer. Donc Luc, pédagogue, dit quelque chose, puis l’illustre, dit quelque chose, puis l’illustre et ce, jusqu’à plus soif. On ne sait jamais, des fois que des gens ne comprendraient pas son scénario qu’il peaufine depuis des années.

Avec une subtilité digne d’un Jude Appatow dans une boutique de coussins péteurs, il use de métaphores filées. Lucy est une proie : paf GAZELLE ! Et les méchants sont des prédateurs : PIF POUF GUEPARDS ! Heureusement qu’il y a National Geographic sinon je n’aurais pas compris le message caché.

Il existe des réalisateurs d’une intelligence brillante qui parviennent à toucher l’âme du spectateur et à lui faire comprendre des vérités fondamentales. Il existe également des réalisateurs malins qui tentent d’étaler leurs connaissances, parfois approximatives, sous couvert de philosophie vaseuse, de concepts métaphysiques de bas étage et d’images sur-esthétisées, avec une prétention frisant le ridicule.
Et puis, il y a des mecs comme Luc Besson, qui enfoncent des portes ouvertes sur un sujet éculé depuis des dizaines d’années, se parodiant eux-même et tentant de se prouver qu’ils peuvent faire des films in.tel.li.gents. Malheureusement pour Luc, à défaut de pomper sur des réalisateurs brillants, il se targue de s’être inspiré de zouaves faisant partie de la seconde catégorie. Du point de vue de l’intention première, le résultat est donc un échec, ce la va sans dire.

Mais que reste-t-il alors de son film Lucy ? Outre la constatation froide que même avec une utilisation de 40% de ses facultés cérébrales, une femme ne pourra décidément jamais marcher avec grâce perchée sur des Louboutin ?

Lucy est un film puéril, mais d’une naïveté tellement rafraîchissante qu’on se prend plus à sourire devant tant d’innocence, que de s’énerver devant les sempiternels défauts dignes d’un premier film. Il y a un peu d’action, Scarlett Johansson est toujours aussi belle et joue bien, quelques bonnes petites idées sortent du lot concernant les super-pouvoirs de l’héroïne. Rien pour lequel je me relèverai la nuit, certes, mais je ne pense sincèrement pas que Lucy soit le pire des nanars. Et surtout, l’intention de Besson est tellement transparente dès le départ et ses incartades dans le monde des sciences et de l’histoire de l’Humanité sont tellement pathétiques que l’on ne peut même pas lui reprocher de se foutre de nous. Il a voulu faire comme les grands et on a l’impression d’être ses profs devant son film de fin d’année de 4ème. On secoue gentiment la tête et lui disant « c’est bien mon grand ». Après tout, c’est de son âge.
Je trouve ça presque beau qu’un homme semble découvrir le monde à 55 ans. Certes, il a la capacité d’une truite pour comprendre et retranscrire ce que certains scientifiques ne parviennent même pas à mettre sur papier, mais cette naïve intention reste louable.

Au fond, que pouvions-nous attendre d’un réalisateur, qui jalonne ses films de yamakasi et de courses poursuites en Audi, lorsqu’il veut soudainement nous parler du sens de la vie ?

Voyons, soyons sérieux…

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