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Men & Chicken par l'homme grenouille

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Alors c’est marrant parce que j’ai un sentiment assez mitigé à l’égard de ce « Men And Chicken » même si globalement j’en reste satisfait… Parce qu’au fond, que pourrait-on bien reprocher à cette gentille farce un brin absurde sinon le fait d’être un peu trop perché ? Eh bah me concernant, je pense que mon principal souci vient du fait que la mécanique scénaristique du film a engendré chez moi un effet assez retord qui me l’a fait regarder avec une certaine distance. Pour moi tout l’imbroglio tourne autour du mystère posé dès le départ. D’un côté, je ne peux pas reprocher d’avoir construit tout le fil de l’intrigue autour d’un grand mystère qu’il s’agit de résoudre (ici les véritables origines d’Elias et Gabriel). Ce mystère, c’est clairement ce qui permet de fixer une ligne directrice qui justifie les actions des personnages et qui permet aux spectateurs de se projeter dans cet univers un brin foutraque. C’est vrai qu’en soi, on s’en fout un peu de mystère, tant c’est l’état d’esprit et l’atmosphère un peu barrée qui compte dans ce film. Eh bah pourtant, me concernant, ses effets sur ma progression dans ce film ont été un brin contreproductif. Et le problème vient du fait que le mystère dont il est ici question a été, me concernant, éventé en même pas cinq minutes ...

(Moi quand j’ai vu Gabriel faire ses mimiques et Elias parler de rêves à base de poulets, j’ai tout de suite tilté. Bah en même temps le film s’appelle « Men And Chicken » quoi…)

Alors, comme je le disais un peu plus haut, ce n’est pas grave parce que ce n’est pas le plus important. Mais le problème c’est qu’à chaque moment où les personnages principaux essayent de résoudre le mystère, ça m’a fait retomber dans un état d’esprit très « ça va, vous emmerdez pas, on a compris… » Alors après, d’un autre côté, je ne vois pas comment ils auraient pu faire autrement. Peut-être faut-il finalement accepter le fait que la beauté du film se trouve finalement dans sa gentille loufoquerie. Après tout, sur ce point, la seule évolution du personnage d’Elias suffit à générer sa dynamique. C’est clairement lui qui donne tout son sel à chaque peinture proposée dans la grande maison des Thanatos. D’ailleurs – sur ce point – difficile de passer à côté de la performance hors-norme de Madds Mikkelssen. On sent que le gars a voulu se libérer de ses rôles de mecs froids et sérieux. Là il a voulu se faire plaisir et lâcher la bride. Pour certains ça peut vite sombrer dans le ridicule, mais pas pour Madds. Comme quoi, même dans le délire, ce mec n’est jamais dans le lâché prise. Sa performance, bien que loufoque, est totalement cohérente et au service du film. En ressort donc un film qui, bien qu’il donne l’impression de se la jouer facile et assez basique (la faute à l’intrigue sûrement), réussit malgré tout à fournir un univers distrayant, sympathique, et gentiment décalé. Franchement, c’est tout à son honneur. Pour qui apprécie les trips un peu barrés c’est efficace et donc, rien que pour cela, ça se prend.

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