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Reprenant des éléments de films aussi divers que Cohen & Tate, Powder, Lawnmower Man, War of the Worlds, la série Alphas ou encore Cyclops des X-Men, tout en lorgnant du côté de Spielberg, Midnight Special de Jeff Nichols est un joyeux bordel.

Autant j'aime bien Jeff Nichols quand il fait des films réalistes ou des drames psychologiques (Mud, Take Shelter...), autant son essai de faire de la SF est complètement raté selon moi.
Traiter de manière ultra sérieuse (voire intello/prétentieuse) la science-fiction ou le fantastique ne marche généralement pas chez moi en tant que spectateur. En effet, pour faire passer de manière crédible des ficelles scénaristiques grosses comme des cordes du style pouvoirs magiques et civilisations extraterrestres, mieux vaut donner un minimum d'humour au ton, car dans la plupart des situations abracadabrantes auxquelles les personnages sont confrontés, un être humain normalement constitué répondrait avec de l'humour et de la perspective.
Alors qu'ici, entre un Michael Shannon droit comme un balai (prends des laxatifs, mec! ça aide!), un Joel Edgerton absolument monolithique et inexpressif jouant le rôle d'un gros redneck, et Sam Shepard qui cachetonne en fanatique religieux, on a vraiment une bonne sélection de personnages antipathiques bas du front et fort peu intéressants. Seuls personnages presque aimables, ceux d'Adam Driver et de Kirsten Dunst, malheureusement sous-exploités, et l'enfant au centre du film, qui n'a pas grand-chose à raconter malheureusement.

Le scénario rappelle parfois des films plus ou moins Spielbergiens, tels E.T. ou Super-8, dont il n'arrive malheureusement pas à la cheville, mais c'est au chef-d'œuvre sous-estimé Powder de Victor Salva, que Midnight Special m'a le plus fait penser. Malheureusement, là où le film de Salva avait plusieurs personnages humains et forts, interprétés par des acteurs exceptionnels, et proposait une réflexion profonde sur la différence et la norme, sur le savoir et sur l'ignorance, le film de Jeff Nichols n'explique pas grand-chose sur les personnages, leur évolution et le sens possible des évènements surnaturels, et ne semble pas apporter un regard sur le monde très intéressant non plus. La fin du film est complètement ridicule, et invalide tout le travail fait par le scénariste sur les personnages.

À voir comme curiosité cinématographique si on est vraiment fan de Nichols. Sinon découvrez plutôt Powder (1995).

fabulousrice
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