Santa Clooney...

Avis sur Minuit dans l'univers

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Netflix a le sens de l'humour, nous sortir un Georges Clooney barbu la veille de Noël, une très belle barbe blanche d'ailleurs, et qui veille seul sur une base dans le cercle arctique. Il a échangé son traditionnel traineau pour un Skidoo ! Avec 'Minuit' dans le titre, ce n'est probablement pas un hasard...

Pour faire simple, il est le dernier homme sur Terre, condamné par un cancer, et a pour ultime mission d'avertir un vaisseau spatial, de retour d'une colonie sur K-23, de ne pas s'approcher de la Terre en proie à un cataclysme climatique. Après le Covid cette année, quoi de plus réjouissant ? Les quelques décors du début n'inspirent pas trop confiance, un réfectoire de bureau parsemé de chaises Ikea, une salle d'opération d'un cabinet dentaire où Georges se soigne seul avec des transfusions ou encore du whisky...

Si vous vouliez passer de bonnes fêtes, c'est réussi, l'engin spatial en question est du plus bel effet, un sapin lumineux aux multiples arborescences, utilisant la technologie d'impression 3D. Nous avons ainsi droit à des décors 'organiques artificiels', ainsi qu'une impressionnante scène de collision spatiale. Il faut avoir le cœur bien accroché, nos cosmonautes ont le traditionnel mal de l'espace, nausées, vomissements et un intermède hémorragique en apesanteur viendra pimenter leur périple. A se demander s'ils n'auraient pas mieux fait de rester sur K-23 et ses paysages idylliques. Georges doit ainsi se démèner avec son cancer, la dépression, quelques tempêtes antédiluviennes et les eaux glacées de l'Arctique, pour retrouver et remettre en état une antenne de transmission...

Adapté de la nouvelle Good Morning, Midnight de Lily Brooks-Dalton, le film véhicule une ambiance morose très pesante, faisant écho à celle de Solaris, Soderbergh aurait-il déteint sur Clooney ? un mental d'acier est de rigueur pour tenir la distance. Fort heureusement, la jeune fille qui l'accompagne égaye subtilement le propos et un Twist final 'à la Shyamalan' permet d'entrevoir une lueur d'optimisme (en aparté, l'acteur qui interprète Clooney jeune dans un flash-back n'est autre qu'Ethan Peck, le petit fils de Gregory). Georges Clooney derrière et devant la caméra s'en sort plutôt bien, je trouve, il réalise une fable moralisante dont l'action nous rappelle par moments son expérience mouvementée dans Gravity. Rien de transcendant, mais cela se laisse voir pour un petit conte de Noël sous la neige et dans l'espace, avec un message écologique !

Allez, je suis en mode Fêtes de fin d'année, trois critiques en trois jours, vous êtes gâtés. Si vous choisissez de faire l'impasse sur ce film, je vous recommande plutôt Under the Skin, que je critique également, et que l'intelligence artificielle du moteur de recherche Netflix m'a proposé juste derrière celui-ci !

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