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Avis sur Overdrive

Avatar Champifeuille
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Malheureusement pour Overdrive, dès les premières minutes du film, il a réussi à s’attirer mes foudres. Pas pour le scénario (qu’on ne juge pas en quelques minutes), mais à cause d’une chose : le doublage pourri qui a insisté avec force sur la lourdeur de l’accent. Parce que le film se déroule dans le Sud de la France, à Marseille, il fallait bien évidemment que quelques bonhommes se paient un pseudo accent du sud complètement ridicule, qui a d’ailleurs fait bien rigoler les quelques gens de la salle.

Mais qui n’a pas vraiment fait rigoler la sudiste que je suis, en fait.

Le doublage foireux mis à part, le film s’est révélé être tout aussi foireux. Mais bon, je m’y attendais. La note SensCritique était de 3,9 quand je suis allée le voir, et si j’y suis allée, c’était pour faire plaisir à mon copain et à ses amis. Personnellement, les films de bagnole, je n’aime pas trop ça. Parce que c’est clairement ce que c’était : un film de bagnoles. Et c’est bien dommage. Plus qu’un film d’action un peu pourri à la Taxi, j’ai surtout eu l’impression de passer une heure et demie à regarder Auto Moto puisqu’ils semblaient vraiment prendre leur pied à faire un magnifique ralenti de quelques secondes sur CHAQUE bagnole de collection, tout en donnant son nom comme de vrais petits professionnels et en l’admirant comme si c’était la Huitième Merveille du Monde. Et sachant que le film mettait en scène deux rivaux possédant chacun un garage plein de bagnoles, les secondes se transforment en minutes, de longues minutes d’ennui pour ceux qui ont autre chose à faire que de les regarder vanter les merveilles de telle ou telle bagnole qui aurait appartenu à Al Capone ou à l’ambassadeur martien. Et on en parle, du superbe plan de fin où toute une ribambelle de bagnoles de collection dévale une superbe route de montagne, avec la caméra qui s’éclate à tourner autour comme une vraie petite publicité ? Auto Moto, je vous dis.

Et les explosions… Parlons-en, des explosions. N’est pas Michael Bay qui veut. Elles sortaient vraiment de nulle part, sans doute pour cacher les plans foireux et les courses-poursuites d’une mollesse incroyable. Ça ne contribuait qu’à rendre le film encore plus ridicule, puisque les spectateurs ne pouvaient pas s’empêcher de ricaner à chaque fois qu’elles se produisaient. La plus belle explosion du film, comme pour tous les feux d’artifices, était sans doute celle du final, tellement ridicule et inexplicable qu’il a été difficile de garder son sérieux (spoiler : je n’ai pas réussi, tout comme le reste de la salle, en fait). C’était le seul truc inattendu de ce film entièrement cousu de fil blanc, dont il était facile de deviner la finalité dès les quinze premières minutes du film (si on exclut les plot twists un peu cache-misères du méchant qui en fait n’est pas méchant et qui travaille avec eux depuis le début ohlala comme c’est pratique de sortir ça dans les cinq dernières minutes de la fin en mode vous n’avez rien vu venir c’est trop la surprise).

En définitive, ce n’était pas vraiment une œuvre d’art, mais au moins, je ne me suis pas endormie devant (contrairement à Guardians où je passais mon temps à somnoler, me réveiller en sursaut, me rendormir, me réveiller, et ainsi de suite). Le film aurait pu être pire, mais il aurait aussi clairement pu être mieux.

Parce qu’en toute honnêteté, je ne zappe pas Turbo à la télé pour payer assez cher pour le voir sur grand écran pendant plus d’une heure.

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