👉 27 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Une expérience atroce. C'est bien les seuls termes qui me viennent à l'esprit quand il s'agit d'évoquer cette chiure qu'est Pas Très Normales Activités. Je savais exactement à quoi m'attendre, il n'y avait rien de surprenant quand on à tous découvert cette bande annonce hallucinante de connerie qui reflétait à elle seule le niveau actuel du cinéma humoristique français. Je savais encore plus à quoi j'allais avoir affaire quand je suis entré dans la salle ou des cordes pendaient du plafond, au cas ou je tiendrais à définitivement fermer mes yeux. Mais j'ai survécu, pour vous faire part de mon ressenti et pour vous prévenir, vous futurs probables spectateurs, de ce à quoi il faut s'attendre.

Il faut déjà savoir que ce n'est pas un long-métrage, non on dirait plus un scénario très léger d'un court métrage d'environ 6 minutes étiré péniblement sur 1h25. Pour essayer de faire passer la pilule, la seule chose qui est venue à l'esprit du pauvre Maurice Barthélémy c'est d'aller chercher Norman, de lui donner un rôle de gamin pré-ado, et surtout, surtout... de lui donner 85% des répliques. A base de "swag", de "céfran" ou encore de "salut les kids !", Norman trouve exactement le personnage qu'il lui fallait. Celui d'un gamin qui s'éclate devant une caméra en se prenant pour un acteur. Norman fume de la weed, Norman bouffe des granola, Norman mate du porno chauvin bref il joue continuellement au con et à en croire certains, c'est super trop lol pour les kids. Au bout de trois minutes on à déjà envie de se taper la tête contre les murs tellement ce personnage de looser sans vraiment en être un est agaçant depuis qu'il est passé dix millions de fois sur YouTube.

Le reste du casting l'est d'ailleurs tout autant entre une Stefi Celma ridicule et sans talent ou encore un Maurice Barthélémy réalisateur porno qu'on aimerait foutre dans un puits. Il faut dire qu'il n'y a pas de quoi développer quelque chose quand on voit la pauvreté du script où un jeune couple parisien décide d'emménager dans la Creuse (oui oui) et se retrouve confronté à une force surnaturelle porcine sous After Effects. Oui je spoile et ça vous permettra de vous rendre compte du piège dans lequel j'étais enfermé. Un scénario grotesque et tellement vide qu'on en vient sincèrement à se demander ce qu'on fout ici. On ne sait même pas clairement à qui s'adresse le produit vu que d'un côté c'est du niveau d'un collégien mais que de l'autre on parle de partouze et qu'on fume de l'herbe.

La réalisation n'est pas en reste celle-ci étant juste inexistante, le tout ressemblant au pire des found-footage ou on passe son temps à se dire que parfois les personnages ont vraiment l'air de grosses brèles à se trimballer un téléphone à la main pour conduire ou faire le plein. Réalisé très probablement pour pas un rond et en un mois montre en main, la rapidité de la production est aussi rapide que notre envie de régurgiter le repas du midi. Il n'y a absolument aucun charme, aucune prouesse ou idée et l'on se demandera si ce n'est pas tout simplement du même niveau que les vidéos qu'on peut voir en ligne. Le tout n'étant qu'une vitrine pour le jeune Norman qui sera présenté en nouvelle figure de l'humour frenchie.

Bref pas besoin de vous faire un dessin, Pas Très Normales Activités est une atrocité. Une ignominie du cinéma français moderne qui devrait à elle seule rétablir l'autorisation de l'autodafé. Conçu par des connards de marketeux qui prennent tout le monde pour des cons (et ils n'ont pas vraiment tort), cette production n'est que le début d'une probable descente aux enfers de l'humour français. Imbécile et grotesque, on assiste à un spectacle effarant. Une torture visuelle et mentale contre laquelle nous ne pouvons rien et que tout le monde ira voir malgré tout, faisant semblant de rigoler à toutes les conneries possibles sortant de la bouche de Norman malgré un contenu aussi intéressant que le fond de mes chiottes. C'est peut-être le summum de la gloire pour lui, mais pour le cinéma français c'est les tréfonds de la honte.
Florian_Bodin
1
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Année 2013 - Cinéma et Le pire du cinéma en 2013

il y a 9 ans

58 j'aime

5 commentaires

Pas très normales activités
Florian_Bodin
1

Aussi profond que votre cuvette de chiotte

Une expérience atroce. C'est bien les seuls termes qui me viennent à l'esprit quand il s'agit d'évoquer cette chiure qu'est Pas Très Normales Activités. Je savais exactement à quoi m'attendre, il n'y...

Lire la critique

il y a 9 ans

58 j'aime

5

Pas très normales activités
Ze_Big_Nowhere
3

S'il vous plaît, une blague ou deux. C'est pour le cinéma Français. A vot' bon coeur m'sieurs-dames!

Et on continue notre triste virée dans la comédie Française. Après " Boule et Bill" http://www.senscritique.com/film/Boule_et_Bill/critique/24726364 (un p'tit peu d'auto-promo quand même), "LoL"

Lire la critique

il y a 9 ans

34 j'aime

25

Pas très normales activités
Truman-
3

Ceci n'est pas un film mais un podcast de 80 minutes !!

Pas très normales activités n'est pas un film mais plutôt un podcast de 80 minutes , sous ses faux air de parodie de paranormal activity le film ne décolle pas d'une semelle du début a la fin ...

Lire la critique

il y a 9 ans

10 j'aime

1

A Ghost Story
Florian_Bodin
10

Laisser sa trace

A lire sur Cinématraque Nous avons tous perdu l’être aimé, dans la mort ou dans la rupture. Quand un couple se divise, ce n’est pas simplement une relation qui s’arrête, mais tout ce qu’elle a...

Lire la critique

il y a 4 ans

22 j'aime

6

Monuments Men
Florian_Bodin
4

Art mineur

Depuis plus de cinquante ans, les films sur la guerre sont présents dans l'histoire du cinéma. Justement parce qu'ils servent, en général, à juger, critiquer, remettre dans un contexte ou même...

Lire la critique

il y a 8 ans

22 j'aime

Vanilla Sky
Florian_Bodin
9
Vanilla Sky

The little things

Ce n’est pas si souvent qu’un remake soit pertinent et intelligent. Et qu’il soit en plus si bien pensé qu’il arrive à rester encore dans un coin de notre esprit quelques jours après le visionnage...

Lire la critique

il y a 8 ans

20 j'aime

1