Poisson malin

Avis sur Peur bleue

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Avec « Deep Blue Sea », Renny Harlin s'amuse brillamment avec les clichés du film d'action en les faisant voler en éclats.

Renny Harlin, surnommé le viking d'Hollywood en raison de ses origines nordiques, nous donne une leçon de non-conformisme. Son nouveau long métrage reprend tous les canevas classiques du film d'action, mais dose à merveille les scènes musclées et un scénario pas autant insipide qu'il ne peut paraître en surface.
Dans « Deep Blue Sea », une équipe de scientifiques sont parvenus à rendre intelligents des grands requins blancs. Lors de la visite de l'un des principaux financiers des recherches, les squales se révoltent et brisent leur cage. Au même moment, la base située au milieu de l'océan se met gentiment mais inexorablement à couler. Les hommes se retrouvent à porter de mâchoire des affreux poissons.
Rien de très nouveau certes, mais Renny Harlin joue avec ses personnages. Il y a un grand très musclé qui connaît intimement les requins, une jeune et belle scientifique absolument insupportable, un cuisinier noir, un chef de labo en blouse blanche et une huile importante de la compagnie qui finance ces études. Le tout consiste à un immense jeu de massacre : qui sera le prochain à être sauvagement mutilé. Bien sûr, qui dit requin, pense automatiquement aux célèbres « Dents de la Mer » de Steven Spielberg. Mais, mis à part l'inquiétante présence du plus dangereux prédateurs des mers, les deux films sont totalement différents. Harlin ne cherche pas à faire peur, ils nous fait un catalogue des clichés utilisé dans ce genre de productions. Tout y passe : la religion, la virilité, le pouvoir de l'argent et de la science. Sous ses faux aspects d'objet hollywoodien, « Deep Blue Sea » recèle une ironie peu commune.

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