Polar
5.3
Polar

Film VOD (vidéo à la demande) de Jonas Åkerlund (2019)

Voir le film

Polar... J'ai failli arrêter le visionnage du film dans les premières minutes... Couleurs criardes, sous-titres à deux balles, personnages sortis tout droit d'une BD (ce qu'ils sont réellement), bref, rien de crédible. J'aime bien le genre "série b", mais là c'est tout much. Et puis... Et puis Mads Mikkelsen apparaît, dans un cadre mieux maîtrise, plus esthétique (quelques plans de montagne sont grandioses), et on se dit, tient, on va attendre un peu. Et pendant tout le film on fera le va et vient entre les deux univers. Avec au passage, forcément, de la violence (une scène de torture difficilement supportable), des guns qui tirent sans arrêt, du cul, encore du cul, un peu de violence, et tiens, ça change, une pipe... Et pourtant, on suit ce putain d'acteur minéral qu'est Mikkelsen. Ici, il n'est pas sans rappeler le guerrier silencieux de Valhalla Rising (sûrement le meilleur rôle qu'il est eu jusqu'ici) ; on dirait même que plusieurs clins d’œils sont disséminés dans le scénario de Jonas Akerlund : même personnage borgne, même personnage torturé et mutique, même façon de filmer les combats, et aussi cette nature grandiose, presque hostile tant l'Homme ne semble rien avoir à foutre là. Et puisque je suis du côté des références, on pensera aussi à Jon Wick, Danny the Dog, Sin City, mais aussi quelques influences asiatiques (la scène du couloir renvoie aussitôt à Old Boy). Avec une bande son qui va bien, on finit par aller jusqu'au bout de l'intrigue (largement téléphonée). Ce n'est pas du grand ciné, ce n'est même pas un bon "série B", mais ce film traîne malgré tout un petit quelque chose qui fait qu'on continue à regarder. A commencer par Mads Mikkelsen lui-même dont le choix des rôles me surprendra toujours. Il y a quelque chose de "Pusher" dans Polar, film qui avait révélé cet acteur insolite abonné aux rôles souvent physiques (ce qui n'enlève rien à son talent, bien au contraire). A noter aussi au casting la présence de Katheryn Winnick (Vikings) et de Vanessa Hudgens, qui semble tout droit sortie de "Gimme Shelter". Allez, on pose les neurones sur la table et on se laisse aller...

Kerven
6
Écrit par

Créée

le 10 févr. 2019

Critique lue 222 fois

Kerven

Écrit par

Critique lue 222 fois

D'autres avis sur Polar

Polar

Polar

5

jérômej_

109 critiques

"C'est l'heure de la pipe !"

N'y allons pas par quatre chemins, "Polar" est clairement une grosse série B d'action à mater avec son paquet de pop-corn un samedi soir. Celui-ci s'inscrit dans la veine des films du "gars qu'il ne...

le 26 janv. 2019

Polar

Polar

4

RedArrow

1217 critiques

Mads Kaiser

Souvent schizophrène, cette adaptation de la BD éponyme signée Victor Santos va vite se retrouver, comme le vilain de l'histoire, dépassée par son héros bien meilleur que le film dans lequel il se...

le 25 janv. 2019

Polar

Polar

7

FredFTW

307 critiques

WTF ! WTF ! WTF !

Tout est dans le titre, un film WTF tiré d'un comics. Aussi timbré et politiquement incorrect que du Tarantino ou du Rodriguez ça passe comme une lettre à la poste. Bien entendu tout est à prendre...

le 6 févr. 2019

Du même critique

Hellbound

Hellbound

9

Kerven

280 critiques

Métaphysique coréenne

"Dernier train pour Busan" n'était pas exceptionnel mais tenait la route, avec une réalisation à la hauteur. Cette fois Yeon Sang-Ho s'affranchit totalement des codes habituels. Et si la réalisation...

le 20 nov. 2021

Néro

Néro

7

Kerven

280 critiques

Une saison 2 sera bienvenue

Au premier épisode, j’ai commencé par trouver ça un peu kitsch ; un mélange de cape, de poussière et de dialogues un peu appuyés ; mais rapidement, la série finit par prendre. Et même plutôt...

le 12 oct. 2025

Louis Theroux - Plongée dans la Manosphère

Louis Theroux - Plongée dans la Manosphère

6

Kerven

280 critiques

Dans les jupes de maman

J'ai tenté de comprendre ce qui pouvait engendrer ce masculinisme à la con qui semble tenter quelques mâles alpha...Je ne peux pas dire que Louis Theroux m'en ai apporté la réponse, il reste trop à...

le 17 mars 2026