Second Hand Man.

Avis sur Postal

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Quand on parle de jeux-vidéo violents et controversés on pense toujours à Grand Theft Auto, or dans ce domaine il est loin d'être le pire. Certes écraser des piétons et buter des flics ça n'est pas bien, mais leur pisser dessus, décapiter des passants ou encore les arroser de kérosène et leur balancer une allumette, c'est pire. Voici ce qui était au programme de Postal, jeu de tir en vue subjective, dans lequel vous incarniez un citoyen lambda vivant dans une caravane et se retrouvant malgré lui dans des situations absurdes se finissant souvent en fusillades. Une séance de dédicaces de Gary Coleman tournant au vinaigre ou encore des attentats d'Al-Qaida dans la supérette du coin, c'était du vrai bonheur. Toujours sur le ton de l'humour et sur le concept du défouloire, Postal divertissait et on était en droit d'attendre de son adaptation cinématographique d'être aussi irrévérencieuse, et on peut dire que là-dessus Uwe remplit amplement son contrat.
Commençant par la scène des attentats du 11 septembre, le film nous place dans le cockpit d'un des avions, dans lequel les deux terroristes se mettent à avoir un doute sur le nombre de vierges qui leurs seront accordées au paradis, et malheureusement au moment où ils se raviseront les passagers tenteront de reprendre le contrôle de l'avion et la suite on la connaît. Cette scène, d'abord lancée sur Youtube par Uwe, aura beaucoup fait parler d'elle et déclencha une énorme polémique. C'était ce que voulait Uwe, faire parler du film autant que le jeu avait fait parler de lui.
Proche du jeu-vidéo, le film nous présente un monsieur tout-le-monde (Zack Ward), au chômage, fait cocu par sa femme, qui pétera un plomb dans une ville devenant complètement folle, attaquée par des terroristes et une population déjantée.
Pour ce qui est de l'action on est amplement servis avec une bonne dose de fusillades sanglantes, de même que pour l'humour qui s'avère très grinçant, toujours dans l'amoral et l'absurde, et on jubile devant ce spectacle apocalyptique et hilarant.
Les gamers se plaignaient des différentes adaptations de jeux-vidéo qu'avait fait Uwe, or cette fois-ci on sent qu'il trouve son milieu et on voit qu'il se fait très plaisir, tout le monde en prenant pour son grade, que ce soit les extrémistes Islamistes, les citoyens Américains, la Police ou encore les politiciens, donnant à cette oeuvre un air de South Park grandeur nature. Verne Troyer (Mini-moi dans Austin Powers) se retrouvant coincé dans une valise pleine de gods, une nazi bouffant sa propre merde, une fusillade dans le quartier Allemand durant laquelle Uwe se fait tirer dans les boules, bref Boll compile un grand n'importe quoi visuel, fidèle au jeu et faisant de Postal une des meilleurs adaptations cinématographiques qui soit. D'ailleurs, que soyez fan du jeu ou non, et si vous possédez un minimum de second degré, il y a fort à parier que le film vous plaise.
La bande-son signée Jessica de Rooij est encore une fois au top, et on s'amusera de voir les terroristes écouter Jihad Killaz de Ruff P dans leur repère.
Mention spéciale pour Zack Ward qui incarne parfaitement le « Postal Dude », s'épanouissant dans ce rôle de héros atypique.

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