Bates Motel

Avis sur Psychose

Avatar Nicolas Chaussoy
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«La scène de la douche». Qui a vu Psychose sait très bien de quoi je parle, et ce, au même titre que l'effroyable secret de Norman Bates, car Psychose est un de ces films cultes dont on se souvient très longtemps et qui marque les esprits, durablement.

Qui n'aurait pas encore vu Psychose serait donc très bien venu de laver cet affront cinématographique, et le plus rapidement possible de surcroît, car rares sont les personnes qui ne se seront pas vu marquées par l'œuvre d'Hitchcock. Un conseil avisé motivé par plusieurs raisons, commençons par la plus évidente : son réalisateur. Ce maître du suspens et de l'angoisse qu'est Hitchcock y est ici à son apogée et use comme jamais de son art de la mise en scène, un artiste dont le secret se base sur l'application permanente du mystère couplée à l'utilisation minutieuse de la lumière et des jeux d'ombres. L'ambiance qui en résulte offre une atmosphère dérangeante, entre peurs et interrogations, à la croisée du besoin d'en savoir plus et de l'inquiétude d'en savoir trop, ce qui est sûr c'est qu'on ne se sent jamais vraiment à l'aise au côté de ce cher Alfred.

L'histoire y est aussi pour quelque chose, elle raconte les péripéties de Marion Crane, simple secrétaire qui, du jour au lendemain, vole l'argent d'un fortunée client et s'enfuit hors de la ville. Dans son chemin elle s'arrête à un hôtel abandonné. Son gérant, Norman Bates, est un jeune homme serviable, tyrannisé par sa vieille mère qui habite la maison à côté. Le soir de son occupation, Marion Crane se fait violemment assassiné dans sa douche. Sans nouvelles d'elle, sa sœur et un détective privée se lancent à sa recherche... Tiré du roman éponyme de Robert Bloch «Psycho», inspiré de faits réels et ce, d'après l'histoire d'Ed Gein, reconnu coupable en 1957 d'avoir tué deux femmes dans le Wisconsin, Alfred Hitchcock trouve là le scénario ultime à ses désirs de cinéaste, on y retrouve donc les ingrédients communs aux recettes du grand cuisinier : suspens, horreur, rebondissements, tout y est. Personne ne s'étonnera donc de savoir que Psychose est considéré pour beaucoup comme un chef d'œuvre du genre, il en fera bien d'autres, mais celui ci en est un des plus représentatif, de son style, de son talent, de son œuvre.

Et on y arrive à cette fameuse scène de la douche, elle résume à peu près à elle seule l'effroi et le terrifiant de Psychose, on y voit la mère de Bates découper au couteau la ravissante Janet Leigh au son strident et mémorable du compositeur Bernard Herrmann, un choc émotionnel sans précédent qui érigea la scène parmi les plus marquantes de l'histoire du cinéma. C'est cette succession de bons choix et de scènes cultes qui fera de Psychose un très grand film, mais au delà de l'ambiance psychotique et des retournements scénaristiques se cache un autre choix tout aussi réussi, celui du casting : Janet Leight, Anthony Perkins, John Gavin, Vera Miles, une lignée d'acteurs inconnue à l'époque qui exploseront au grand jour Hitchcockien. Notons tout de même l'impressionnante performance d'Anthony Perkins, aussi convaincant que perturbant.

Pour toutes ces raisons, et parce qu'il n'est plus utile de présenter Hitchcock, Psychose se situe dans ce que le cinéma d'horreur a pu réaliser de mieux, à la fois angoissant, déroutant, passionnant, ce chef d'œuvre de suspens continuera à terroriser ceux qui le découvrent, et ceux qu'ils continuent à fasciner.

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