Spielberg aux manettes

Avis sur Ready Player One

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The Entertainment King est de retour avec son nouveau blockbuster. Steven Spielberg va s’inspirer du roman Player One de Ernest Cline (qui sera au scénario avec Zak Penn) pour nous réalisé un film sur les jeux vidéos. Effusion de références, de clin d’œil, de geekerie, de fanmade et de easter egg.

Pour son blockbuster, Spielberg a fait le choix de ne pas prendre de grosse tête d’affiche au casting. Ça ne transpire pas le charisme, ni du côté des méchants, ni des gentils. Notre héros, Tye Sheridan, est vraiment fade. Il n’a jamais réussi à faire passer la moindre émotion, même lors de la perte d’être chère. Après ce n’est pas très grave parce que ce qui va intéresser Spielberg et nous-mêmes dans son film, c’est ce qu’il se passe dans l’Oasis.

Spielberg n’est pas étranger à l’univers du jeu vidéo. Il a même collaboré avec Electronic Arts pour sortir un jeu vidéo sur Wii : Bloom Box. Il aime le jeu vidéo simple, le scoring et que le jeu soit jouable par des enfants. C’est pourquoi l’Oasis est jouable par tout le monde et que la quête des héros et donc le scénario du film va être simple : rechercher trois clefs pour trouver l’easter egg. Simple, basique.

Dans l’Oasis (ce monde en réalité virtuel), les joueurs peuvent incarner qui ils veulent. Du Freddy Krueger, en passant par un Gremlins, un personnage d’Overwatch ou de Halo, un Gundam ou même Mecha Godzilla. Les références sont nombreuses et il est plaisant de toute les retrouver. C’est un peu notre chasse à l’easter egg.

La question fondamentale c’est est-ce que toutes les références sont balancés n’importe comment ? La réponse est oui et non. Des fois vous aurez sans raison valable du Hello Kitty, du Jurassik Park ou du Jason Voorhees. Mais d’autre fois les références auront une utilité. Je pense à la Delorean qui va subtilement nous faire comprendre qu’il faudra que le conducteur retourne en arrière pour gagner.

C’est généreux en références, certains diront trop. Moi ça m’a clairement flatté de reconnaître autant de chose, de trouver tout ces personnages. Un plaisir coupable. Par contre quelques fois c’est assez confus sur l’écran, surtout lors de la bataille final qui est assez illisible par moment.

On a un magnifique hommage à The Shinning.

Il faut savoir ce qu’on va voir, le blockbuster de Spielberg s’adresse aux nostalgiques et à la jeunesse. D’ailleurs le réalisateur s’adresse plusieurs fois directement à nous. C’est une interprétation personnel, mais selon moi, le créateur de l’Oasis James Hallyday est l’avatar de Spielberg dans son propre film.

Dommage qu’on échappe pas à une morale assez bancale à la fin du long métrage qui était pourtant décomplexé.

Les effets spéciaux sont impeccable tout comme la musique de Alan Silvestri.

Meilleur film traitant du jeu vidéo. Petit plaisir coupable ou je me sens satisfait quand je retrouve des personnages d’autres univers que je connais. Les parties dans le monde réel sont assez niaises, mais je rappel qu’il s’agit d’un film pour enfant ou nostalgique. Qui n’a pas envie de faire un tour dans l’Oasis ? Sauf le mardi et le jeudi.

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