Mémé Rory

Avis sur Rememory

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Nous retrouvons un incontournable de Game of thrones, Thyrion Lannister, nain de son état, en enquêteur têtu suite au présumé meurtre d'un inventeur, impliquant son invention improbable laquelle réalise des vidéos avec la mémoire des cobayes/patients qui s'y prêtent. La machine en question devenait extrêmement prometteuse pour atteindre une société dystopique bafouant l'intimité de la pensée et par là, prévenant/réglant les déviances. Elle a le défaut de provoquer des hallucinations chez ses utilisateur/trices et n'était pas encore totalement au point. Cet aspect a l'avantage de pouvoir nous proposer des séances d'hallucination, pour faire durer, selon les besoins du long métrage.

Thyrion est à la recherche d'un souvenir personnel perdu et s'invente un nom + scénario pour sembler proche de la victime et ainsi occuper une place de confident, puis par là, dérober la fameuse machine (un prototype irreproductible).

Il fouille les disques mémoires de l'entourage du génial inventeur refroidi, désireux d'élucider l'affaire. Maquettiste professionnel, il réalise des modèles réduits de ces suspects potentiels et éléments clés. Ceci permet d'y engouffrer ... un joli paquet de minutes totalement inutiles dans ce qui devrait passer pour un moment esthétique ou de rêverie (?) Toujours est-il que c'est très plat, lent et convenu mais le film est définitivement bien un long-métrage.

On peut facilement faire un pont entre ses recherches et le fouinage d'un compte fascbook. En recollant différent souvenirs éparses, il dégage le profil et l'implication de chacun/e pour en arriver à comprendre la chronologie de la soirée visée, un genre de soirée overbookée. Si tout est bien rigoureusement exact, il manque cependant le principal: un ou une coupable.

Serait-ce vraiment un suicide ? un accident ? L'histoire se règle grâce à la disquette-souvenir du génial savant, lequel est mort pour avoir déconné avec sa machine (non, il ne fini pas extirpé par le sexe dans des roues dentées) mais bien pour

une mièvre romance qui le tracasse et le pousse à s'effacer de la mémoire sa tendre épouse et leur enfant défunt, l'opération "erase me" avec sa super-machine lui grille la tronche.

La machine qui tient dans une valisette possède un écran holographique sans support matériel (ce qui rappelons-le n'est pas prêt de voir le jour même si hollywood semble le promettre) et ses disquettes sont des petites plaquettes en verre (?). Elle est supposée "sauver l'humanité" en ouvrant sur un monde meilleur, au détriment, ouais, bah tempi, de la sphère privée.

Il est toutefois bienvenu que se posent des avis critiques concernant la violation de la liberté de pensé et la publication des données privées et une intervenante choisi de détruire sa propre disquette, une autre se refuse d'explorer la mémoire de son nouvel "ami". Thyrion, lui s'en fout royalement et passe son temps à explorer les souvenirs de qui bon lui semble, reste en spectateur de ceux/celles qui découvrent leurs propres archives!

Le bilan global reste que l'affaire s'élucide grâce à la machine, même si la machine en est la cause, elle réglerait de la sorte n'importe quelle affaire. Il n'y a donc pas de bonne âme pour détruire la foutue machine, la happy-end c'est qu'elle va être démultipliée en chaîne de montage!

Au début, j'ai pensé ne pas tenir plus d'un quart d'heure tant on se demande ce qu'on fout là (?) puis l'intervention de la machine laisse supposer que le terme "science-fiction" ne sera pas trop usurpé et il est possible de s'accrocher, de supporter cet espèce de téléfilm pour s'en faire une idée critique.

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