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C'est étrange, mais mon premier contact avec Retour vers le futur a été à travers la parodie qu'en ont fait les Nuls : Retour vers le futur du subjonctif. Alors âgé d'environ huit ans, et déjà bien occupé avec la conjugaison de l'indicatif, je ne comprenais pas du tout ce qui se passait à l'écran ou dans les sous-titres. Pourtant, ce petit sketch m'a fortement intrigué durant plus de dix ans, car oui, je n'ai pas vu retour vers le futur avant ma majorité civile. La série est depuis devenue une de mes favorites, mais ne nous emballons pas, et attardons nous ici sur le premier volet, sorti en 1985.

Dans ce premier volet donc, nous suivons l'histoire de Marty McFly (Michael J. Fox), adolescent typique des banlieues américaines, fan de rock, retardataire assidu de son lycée, et qui accorde une grande importance à conduire sa copine en 4x4 en ballade près d'un lac. Mais Marty a deux caractéristiques qui le distinguent des autres : il a une famille de loosers, et surtout il fréquente un des derniers représentants de cette noble classe des inventeurs fou et géniaux, "Doc Brown" (Christopher Lloyd), concepteur d'une machine à voyager dans le temps prenant la forme d'une DeLorean. Marty se retrouve involontairement propulsé en 1955, et empêche, encore plus involontairement, la rencontre de ses parents...

Le film a ce naturel propre aux grandes réalisations de ce monde. Rien ne semble forcé, et les événements, aussi improbables (dans le bon sens du terme) les uns que les autres, entraînent suspens, humour (et malaise œdipien) avec une incroyable facilité. Le duo principal est un régal à suivre : Fox a une prestance délectable, Lloyd s'en donne visiblement à cœur joie et son interprétation d'Emmet Brown est simplement irrésistible. Il y aura évidemment quelques défauts dans le déroulé du scénario

Dans la dernière partie du film, lorsque Doc Brown de 1955 dit à Marty qu'il a changé sa vie en lui annonçant qu'il allait inventer la machine à voyager dans le temps, puis deux minutes après retourne sa veste en soutenant qu'il est très dangereux d'obtenir des informations sur le futur...


mais au global le film s'en sort plutôt et bien et assume totalement le côté paradoxe temporel qui se dégage inévitablement de toute histoire sur les voyages dans le temps.

La musique d'Alan Silvestri rentre toujours aussi bien dans la tête, et globalement le film a bien vieilli techniquement, même si certains trucages se mettent à se voir comme le nez au milieu de la figure, mais rien qui n'entache le plaisir de regarder en 2020.

On en dira pas autant de la morale du film ou de certaines idées exprimées par Zemeckis, et qui commencent sérieusement à sentir le daté. Mettre la musique de Chuck Berry le noir entre les mains créatrices (même par procuration) de Marty McFly le blanc ne passe plus aussi bien, faire le coup de l'homme-guerrier qui défend sa demoiselle en détresse et sans défense non plus (un coup de poing dans la mâchoire d'autrui règle tous vos soucis, sachez-le), pas plus que la glorification de l'individu qui se prend en main et réussit à force d'essayer :


Like I've always told you, you put your mind to it, you can accomplish anything.
- Georges McFly


Ici le verbe "réussir" doit être compris comme la réussite à l'américaine (avoir une maison aussi jolie que sa femme, acheter une chouette voiture à son fils, et faire laver la sienne par son ancien rival). Dommage que tout cela éclipse la "vraie" réussite de McFly père, à savoir publier son roman et mener à bien son rêve d'écrivain de SF.

Hormis ces quelques travers qu'il serait de toutes façons malvenus de juger à postériori, le film reste un excellent divertissement grand public même quarante ans après, et c'est quand même l'un des meilleurs compliments qu'on puisse faire à un représentant de ce genre cinématographique.

Quintino
9
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