Dans la jungle des villes

Avis sur Rien qu'un cœur solitaire

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Comme je n'ai pas très envie de parler du film, je vais parler de Clifford Odets. Son apparence et sa vie ont inspiré le personnage de Barton Fink aux frères Coen.

Acteur raté, dramaturge à succès dans les années 30, membre originel du Group Theater à New York en 1931 (avec Lee Strasberg et Kazan), il est brièvement membre du Parti communiste américain. Sa première pièce jouée en public, Waiting for Lefty en 1935, connaît un succès retentissant. D'après ce que j'en lis, il serait une sorte de Brecht de la grande Dépression, aux prises avec les thèmes sociaux et politiques de son époque, il met en scène des ouvriers qui se rebellent contre leurs conditions de vie et le grand capital.
Succès oblige, on l'appelle à Hollywood.
Il aurait écrit les dialogues des scènes d'amour des Enchaînés, mais il n'est pas crédité.
Il a réalisé deux films, celui-ci en 45 et Du sang en première page en 60, avec Rita Hayworth. Entre les deux, il a témoigné devant la commission des activités anti-américaines en 1952 (en confirmant une liste de noms déjà donnés par Elia Kazan, il évite de se faire black-lister), et s'est fait souffler le prix Pulitzer par Tennesse Williams en 1955.
Certaines de ses pièces ont été adaptées au cinéma sans lui, comme The Big Knife d'Aldrich.
Ici c'est l'inverse, c'est lui qui adapte un roman de Richard Llewellyn (auteur de Qu'elle était verte ma vallée), aux thèmes sans doute proche des siens : un cockney un peu perdu à la veille de la Seconde guerre mondiale, traîne son mal-être entre deux femmes et se retrouve contraint de s'associer avec des malfrats pour faire vivre sa mère (Ethel Academy Award Winner Barrimore) atteinte d'un cancer. Lourdingue.

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