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Fidèle à son prédécesseur à en flirter avec le copycat, SOS Fantômes 2 s’en distingue néanmoins par sa plus grande chaleur et fait pencher la balance vers la légèreté assumée. Toutefois s’y affirme la même pingrerie. Lorsque s’annonce un lâcher de monstres dans la ville pour boucler la séance, il semble qu’enfin soit venue l’heure des réjouissances.
Or non. Nous ne sommes pas dans Mars Attacks ni même dans les séries adaptées de SOS Fantômes, la fiction télé étant plus démonstrative et colorée que son modèle. Nous sommes dans le monde de Ghost, avec ce gentil recul pince-sans-rire. Et quand Bill Murray semble parti pour livrer une belle performance, tout est gâché très rapidement. L’opportunité de jouer sur son cynisme est saisie avec cette séquence prometteuse où il apparaît en présentateur télé d’une émission sur le paranormal, avec ses invités médiumniques.
Mais SOS va bien s’appliquer à étouffer tout son potentiel et passer cela à la trappe, pour préférer persévérer dans les gags de teenagers dépressifs se prenant pour des adultes blasés, tout psychiquement primaires soient-ils. Bill Murray se mue à l’occasion en tribun nonchalant mais là encore, il ne faut pas que cela prenne trop de place. Les genres, les acteurs, les performances : tout le monde jouit d’une parfaite égalité de présence et prend le devant de la scène pour mieux s’effacer.
Il y a toujours des bénéfices à ce manque de caractère des blockbusters, car il s’ouvre ainsi à d’agréables surprises (et donne une portion de vannes mesquines, une autre de prophétisme ludique, de mignonneries familiales ou de niaiseries comiques, de quoi contenter le plus de monde). Ici c’est Rick Moranis, dont la performance secondaire est prometteuse pour une carrière égayant les enfants amateurs de dingueries SF. À l’inverse, Sigourney Weaver est encore plus marquée dans le rôle de la jeune femme fraîche et dévouée. Et encore plus inadéquate, bien sûr ; autant que ces acteurs de 30 ans jouant les lycéens : tous ses efforts seront vains, peu importe son talent. Suffit cependant que le souvenir de ses rôles de dures à cuir soient confus ou lointains et on la trouvera simplement recevable malgré le décalage physique.
Au moins elle a la chance d’être en roue libre, ce qui n’est pas le cas des créatures pourchassées : dans les deux films, on aura très peu vus les monstres. Même le slime, cette matière rose relevant de l’Akira hollywoodien, est bien vite mis au placard. Ce n’est tout au plus qu’une matière dégueulasse qu’il faut dézinguer. Quand doivent éclore les personnages dans SOS Fantômes 2, où est le challenge ?
https://zogarok.wordpress.com/2017/07/06/sos-fantomes-sa-suite/
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Créée
le 25 févr. 2019
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