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Premier impact

Avis sur Shin Godzilla

Avatar Anabis
Critique publiée par le

Ce qui frappe dès le début c'est la marque de Hideaki Anno et les ressemblances inévitables avec Evangelion. Les plans d'évacuation et de panique, les scènes de délibération politico/militaires et tirs groupés se retrouvent à l'identique dans l'anime. C'est une bonne chose que Anno ne soit pas juste un nom sur l'affiche.

Ensuite je pense que ce qui est très important dans un film de la série des Godzilla (et dans les films de Kaiju) est la représentation du monstre. Ici elle est écrasante de violence et d'implacabilité. Godzilla apparaît très tôt, sous une forme primitive qui m'a d'ailleurs vraiment surpris, je croyais que ce proto-Godzilla rampant était un antagoniste à la Mothra et je n'ai pas du tout vu venir la transformation en Godzilla conventionnel. Pour revenir sur la forme on retrouve bien sûr le Godzilla japonais, presque informe, petite tête & gros cuissots avec quelques nouveaux détails tel que la peau ressemblant à de la lave ou du magma et les yeux complètements fous. Aux premiers plans sur ses yeux j'ai cru voir une poupée mal animée mais ils sont en fait des yeux écarquillés de folie incontrôlée, mention spécial au plan furtif sur la membrane miroir recouvrant les yeux au moment de la première folie meurtrière suivant le premier assaut des bombes U.S., séquence ahurissante. Godzilla n'avait fait que pousser des immeubles jusqu'à ce moment du film, il se met maintenant à cracher des jets de flammes et de radioactivité concentré en un rayon violet qui découpe tout sur sa trajectoire. Méga-jouissif comme un combat d'Eva. Je préviens, pour ceux qui ont vu la série vous ne pourrez pas vous empêchez de comparer chaque plan ou séquence.

Le deuxième point à surveiller dans un Godzilla est le traitement géo-politique de la catastrophe, là le Japon est le réel vainqueur. Les U.S.A. sont une puissance supérieur, on fait appel à eux lorsqu'on a besoin de plus grosses bombes, ils sont d'ailleurs les premiers et les seuls à faire saigner Godzilla mais il s'ensuit directement la première folie meurtrière citée plus haut. La résolution se fait par les Japonais par le choix d'une injection massive de drogue paralysante, le challenge étant d'en produire assez avant que... les U.S.A. ne lâchent une bombe atomique sur Tokyo (& Godzilla) dans la crainte qu'il ne se dirige vers la côte Ouest des U.S.A après qu'il en ait fini avec le Japon. Il est tout à fait remarquable que la course à la montre ne se déroule pas tant (ou autant) contre Godzilla que contre les U.S.A. Coup de maître je trouve.
Pour résumer tout les points importants d'un film d'action, et plus précisement d'un film de Kaiju sont bien traités, le monstre et la réaction de défense de l'humanité. De plus j'ai vu ce film comme une correction directe du seul autre film licensé Godzilla des douzes dernières années : Godzilla, 2014, de Gareth Edwards, avec ces chauve-souris moches, son marine et sa femme infirmière.
Merci.

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