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Si Beale Street pouvait parler : Un film à oscar... Vraiment ?

Ce film va évidemment piquer au vif le spectateur dans la mesure où l'injustice est flagrante, cette vision du monde afro-américain va être porté par d'excellents acteurs à l'image de R. King ou encore de S. James qui nous transporteront réellement dans leur histoire par moment. Aussi, la photographie de ce film est sublime, même si ce n'est pas la chose que l'on remarque en premier lieu, elle est à souligner tant elle nous rappelle à quel point nous sommes dans les années 70. Cette histoire est dans la forme utilisée pour nous amener à trouver le film percutant, émouvant et dénonciateur... Mais dans le fond, «Si Beale Street Pouvait Parler» fait face à beaucoup d'erreurs dans son ensemble.
 
En effet le film est tout d'abord très long, ce qui n'est pas un défaut en soit mais quand le film parvient à devenir ennuyeux par moment, cela peut très vite en devenir un. Nous avons droit à beaucoup de scène à rallonge qui nous pousse parfois à sortir du film et nous demander quand la scène va-t-elle s’arrêter. Aussi, les problèmes que vont rencontrer les protagonistes dans le film sont parfois très téléphonés et vont malheureusement nous amener à douter de certaines finalités. Tout ces défauts vont rendre le travail des acteurs quelque peu compliqué par moment car en effet, certains vont se perdre dans leurs rôles à l'image de l'acteur qui joue l'ami d'enfance de Fonny, qui va petit à petit tomber dans un sur-jeu assez lent. Malgré tout l'ensemble des acteurs restent parfaitement encrés dans leur rôle et l'ensemble du travail de B. Jenkins est tout à fait convenable.
 
B. Jenkins nous offre alors une vision bien moins évidente à apprécier de ces thèmes qui lui tiennent tant à cœur, même si le film s'en sort bien, il reste bourré d'erreurs qui ne sont pas du tout à l'image de ce qu'il a pu nous montrer avec «Moonlight». On ne peut évidemment pas toujours faire deux chefs d’œuvres à la suite comme peuvent le faire les plus grands noms de la réalisation à Hollywood, mais malheureusement on sort de la salle avec un sentiment de ''peut mieux faire''. Ce qui est en soit frustrant car avec un tel sujet ce film aurait pu marquer encore mieux les esprits, mais au final on ne voit que ce que l'on ne voulait pas voir. En espérant ainsi que le prochain film de B. Jenkins soit à l'image de ce pourquoi tout le monde l'admire tant.

Teslax
5
Écrit par

il y a 2 ans

1 j'aime

Si Beale Street pouvait parler
Demire
8

Eden (Harlem)

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il y a 3 ans

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Pequignon
5

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mymp
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