Au delà de l'Horizon

Avis sur Sinbad : La Légende des sept mers

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Je n'ai pas vu ce film lors de sa sortie, c'est bien dommage : j'ai failli raté un excellent film d'animation dans lequel toutes sortes d'effets spéciaux s’intègrent bien et où une histoire d'amour, d'amitié, d'aventures et de liberté gagne en maturité.

Si au départ, la déesse de la discorde Eris semble être une caricature du méchant très méchant qui veut juste contrôler le monde - Of course ! - son animation et son sens de la manipulation en font une entité crédible, dangereuse et impressionnante.

Alors, c'est sûr que ses premières créatures en 3D sont assez mal incrustées (surtout le Kraken), mais ça s'arrange avec le Poisson géant et le Phénix de glace. Mais on a aussi un peu de mal avec Sinbad et sa bande qui font quelques petits anachronismes insignifiants au début ("cool", "sushi", etc.)

Par chance, les persos de Sinbad et de Marina évoluent en des êtres plus matures : Sinbad admet qu'il n'a été qu'un menteur et un voleur toute sa vie et décide de se sacrifier rien que pour faire mentir le destin et la déesse de la discorde elle-même qui prétendait connaître le Marin mieux que lui-même (en ne voyant en lui qu'un fourbe).

Malgré quelques clichés et lieux communs (genre la Terre plate chez les marins), et une impression de film en mode démo technique, on a de bonnes surprises et de bons décors (2D peinte, 2D assistée 3D et 3D tout court) et un bon twist.

Même si on aurait aimé un Tartare plus développé (les créateurs se sont juste donnés la peine de changer l'océan aquatique des marins pour des mers de sable, peu original pour un Royaume d’Éris), l'intrigue pour y arriver est plus magnifique : une Porte au delà de l'Horizon et de la Mer, où le ciel se voile de rouge et les navires voguent dans le Ciel.

C'est cela tout le bien de Sinbad : La Légende des sept mers, un film où on prône les vertus du sacrifice, de la confiance et de l'écoute (Sinbad bat Éris à son propre jeu en ayant écouté à la fois son entourage et même les conditions dictées par la déesse elle-même, et non juste sa cupidité).

Et avec le perso de Marina, love interest et femme forte navigatrice rêvant de voguer sur les mers tel un Sinbad libre et heureux, le voyage devient aussi important que la destination. D'autant que le film appelle aussi autant Marina et Sinbad à être en paix avec eux-mêmes à la fois en réalisant leurs rêves de liberté et en respectant leurs promesses.

Et pour ce qui est des promesses, ce film remplit les siens et donne envie de prendre la Mer pour contempler l'Horizon lointain...

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