Sinister mrede, oui ! (Alastarian)

Avis sur Sinister

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Bordel, mes yeux crient au viol.

Mes premiers mots furent "Ho non pas Ethan Hawke". Et je me suis dis, vas-y laisse lui sa chance, comme on la laisse à un mec pas futé qui drague mal, ou à un bébé non désiré. Ben merde !

Je viens de finir ce... "film d'horreur et d'épouvante", et je crois que les protagonistes ont moins souffert que moi.
Ce truc est une pure perte de temps : il ne tient pas ses promesses, je n'ai réagit qu'aux putains de screamers, pirouettes maladroites d'un cinéaste (je voulais mettre "connard" et non "cinéaste" puis me suis ravisée, puis ra-ravisée) trop bête ou trop peureux pour prendre d'autres initiatives. Qu'est-ce qu'il y a ? t'avais la flemme, Scotty ? Ce qui me vexe c'est qu'il y a tant de gens talentueux, capables de prouver par la mise en scène, qu'il est possible de faire se chier dessus n'importe quel blasé, avide de critiques à cracher, et même avec un scénario d'une maigreur digne de Kate Moss après une bonne chiasse. Mais Derrickson donne une vive impression d'avoir eu autre chose à foutre que de se creuser la tête pour apporter quelque chose, une vision personnelle de ce qu'est le terrifiant.

Let me say :

Je ne m'attarderai que sur 3 points pour vider mon sac. J'ai besoin d'extérioriser ce film, il est trop lourd à porter, comme un lendemain de soirée où on se souvient plus bien de ce qui s'est passé, mais où on a mal au cul. Ces trois points, à mon sens, justifient à eux seul de NE PAS VOIR CE FILM.

  1. C'est leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnt bordel. Genre, vachement... genre, graaaaaaave. Genre, heeeeeeeiiiiin... Putain on a compris que t'essaie de travailler l'atmosphère, mais y a tellement PAS de raison d'étendre le temps et les scènes (ha grougrou, meurtre sanglant, ha grougrou, porte qui claque parquet qui grince) que j'avais envie de foutre un putain de CD de Stan Getz en attendant. Les gars, j'ai eu le temps de manger des épinards, de me faire le maillot, de décider que j'avais encore un petit peu faim et qu'après tout, je pouvais bouffer un yaourt, le tout en ne perdant rien du scénario. (Je crois que ce film a été filmé sous l'eau, c'est même sûr.)

  2. Si long, écrivais-je que j'ai eu le temps de voir la pathétique apparition du... Hahaha ! j'ai failli dire "méchant" ! LOOOOOOOOOOL mais y a pas de méchant !! Ou alors il s'est barré avant que je démarre le film ! Cette espèce de masque tout cheap qui est en fait une "divinité babylonienne" et se prénomme Bagoul. C'est joli, hein, mais faut aimer. En costard des 90's, Bagoul aime bien chuchoter des trucs borderline aux oreilles de gosses déséquilibrés (je m'abstiendrai de faire des raccourcis débiles avec une certaine star défunte, appelons la M. Jackson.... non disons plutôt Mickael J! :D ).
    Bagoul est peut être un très bon danseur - quoi qu'un peu timide dans ses apparitions - mais ce n'est certainement pas un méchant, c'est tout juste un mec qui passait par là kikou et qui ne fait jamais, jamais, jamais, peur. Donc, sa première apparition "tangible" (c'est à dire pas en photo, depuis Slender Man, je suis comme Saint Thomas, je crois que c'que j'vois) a lieu sur l'écran de Maquinnetoche d'Ethan : il tourne la tête, et le spectateur con se dit, "Mais attends, Johnny, il a mis pause pourtant !? Aumondieu ! ". Voilà : du mauvais film dans toute sa splendeur. Ethan Aigle et MJ qui jouent à 1,2,3 Soleil. Et après ? après, ben, c'est comme ça tout le temps. On cherche le démon comme le sucre dans un café. Et il ne vient pas. Il préfère envoyer les chiards pour la basse besogne, ce feignant...
    Mais attends, peut être que... Bagoul n'est autre que Scott Derrickson ? une grosse loque qui "daigne" accomplir les tâches qu'on lui a confié, à minima, au lieu de briller et de nous surprendre par sa prestation.

  3. De même, chacun des acteurs semble se trouver sous l'eau et peine à progresser. A aucun moment on ne peut développer une empathie pour des personnages archétypaux ; mais pas un simple archétype, comme les conventions du genre on finit par l'imposer, avec lesquels on joue, qu'on connait et qu'on apprécie voir manipulé, encore et encore, prisonnier d'une réalité sans exutoire. Dans Sinister, on assiste au déchainement d'archétypes qui sont à l'image de chaussures trop petites. Pénibles et contraignantes, avec lesquels rien n'avance.

Voilà où on en est : un scénario qui donne envie d'aller faire un tour, une absence patente de rythme, et du charisme d'huitre à marrée basse (je t'ai donné ta chance Ethan, et tu ne m'as pas surprise).
Si j'avais su, j'aurais préféré brûler dans ma bagnole, me faire tondre la gueule, ou finir noyée au fond d'une piscine qui pue la pisse de gamin, lesté par un scénario d'une lourdeur affligeante.

Si tu as lu cette critique, et que tu t'apprêtes à mater ce film, t'es un groooooooos Scott Derrickson. Et de ce point de vue, en toute logique, on peux dire que tu seras sûrement très satisfait de le visionner.
Je te méprise, mais te souhaite quand même de passer un bon moment.

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