Une intrigue peu claire et inintéressante pour un polar comme en voit plein mais bien campé par ses

Avis sur Sons of Philadelphia

Avatar Rémy Fiers
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Que c’est banal! D’une banalité affligeante même! Il est étonnant de voir le grand Matthias Schoenaerts se gâcher dans ce type de production totalement anecdotique et déjà vue mille fois. On dirait une version simplifiée, brouillonne et amateur des grands films de gangsters de James Gray, Martin Scorsese ou même Olivier Marchal pour la France d’où vient d’ailleurs ce jeune réalisateur, Jérémy Guez. L’amour de ce genre de cinéma et du cinéma tout court est là mais encore mal digéré pour un projet avec de telles velléités artistiques. Bien sûr la comparaison avec ces illustres metteurs en scène est peut-être maladroite tant ces auteurs sont installés, talentueux et prestigieux. Cependant, quand on se lance dans ce type de long-métrages, on essaie un minimum d’innover. Ou de rendre un hommage potable à tout ce pan du cinéma viril et codifié. Ce qui n’est pas le cas ici.

Attention, « Sons of Philadelphia » n’est pas mauvais ou irregardable non plus mais il traîne ses personnages et son histoire sur un canevas usé jusqu’à la corde et en laissant malheureusement le mot anecdotique comme arrière-goût désagréable dans l’esprit. Les acteurs sont bons, justes et investis mais l’histoire dans laquelle ils évoluent est peu intéressante en plus d’être nébuleuse et inaboutie. On ne saisit pas tous les tenants et les aboutissants du script, ni les véritables enjeux en présence ou alors ils sont tellement anodins et peu emballants qu’on décroche. La mise en scène est du même acabit, triviale et à l’égal d’un téléfilm.

Il y a tout de même quelques séquences réussies et sous tension comme le final ou la scène du vétérinaire. Et la confrontation en creux durant tout le long-métrage entre Joel Kinnaman, excellent et inquiétant, et Schoenaerts est plutôt prenante. Dirigé par un autre et assorti d’un script plus ambitieux, fouillé et imposant, cela aurait pu donner un bon film. En attendant, « Sons of Phildelphia » demeure une déception d’autant plus décevante que ce casting, auquel figure également le revenant Ryan Philippe (« Studio 54 », « Souviens-toi l’été dernier… », …), avait tout pour plaire. On aurait aussi aimé des seconds rôles et des sous-intrigues plus développés (les flashbacks ou les rapports entre les deux mafias, italienne et irlandaise par exemple). Bref ce n’est pas nul mais vraiment pas emballant.

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