Reconversion à l'italienne.

Avis sur Superargo contre Diabolikus

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Superargo est un catcheur qui va tuer accidentellement son adversaire lors d'une rencontre, et qui plus est son ami. Pris de remords, il compte tout arrêter lorsque le colonel Kinski lui demande de travailler pour l'armée afin de récupérer des stocks d'uranium détenus par le méchant Diabolikus dans les mers des Caraïbes.

Autre exemple de fumetti adapté à l'écran, à l'instar de Kriminal, Superargo est un personnage dont on ne connaitra rien lui, gardant tout le temps sa combinaison rouge et noire de catcheur, y compris son masque. Le seul moment où il l'enlèvera, la caméra le filmera en-dessous du visage pour qu'on ne le reconnaisse pas. Le personnage est joué par un cascadeur italien, nommé Giovanni Cianfriglia, mais qui a été rebaptisé pour le film Ken Wood, en supposant que c'est un acteur américain ! Peu importe au fond, car même sous son masque, on voit bien que le pauvre n'a guère de personnalité, et qu'il a l'air de transpirer énormément. Sans compter qu'il peut se raser ou non selon les plans...
C'est là aussi un film qui flirte à la fois avec les super-héros, avec James Bond aussi avec un Diabolikus qui fait penser à Dr No sur son île au loin, et la blonde du jour incarnée par Loredana Nusciak. On voit bien que les moyens ne sont pas toujours là, mais c'est au fond le charme d ufilm, qui ne dure que 85 minutes. Je pense par exemple à un test de résistance que va effectuer Superargo, qui a des capacités surhumaines, notamment à celle de tenir face au froid ; quand il ressort du congélateur, on voit bien très bien qu'il est entouré de mousse pour croire croire qu'il est frigorifié ! Tout est comme ça dans cette histoire amusante de catcheur en reconversion ANPE d'agent secret, mais toujours masqué, avec une mise en scène qui fait croire que c'est spectaculaire, alors que non.

Superargo contre Diabolikus était le genre de film italien à être clairement positionné sur le marché international, d'où l'américanisation du nom de l'acteur principal ; je pense qu'avec le recul, son charme suranné joue en sa faveur, mais il ne faut pas non plus en faire une montagne ; on le voit, on se marre, on l'oublie, et on enfile un collant rouge... non ?

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