Meryl Streep fait de douteux choix de carrière...

Avis sur The Giver - Le Passeur

Avatar IziaRhubarbe
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Je suis une adepte de la dystopie, ce n'est donc pas par hasard que je me suis penchée sur le cas du Passeur... Las, j'en attendais forcément beaucoup tout en redoutant le résultat.. et j'avais raison!

Alors voilà, de nouveau une société joliment organisée en castes/district/faction (choix à faire selon le film concerné) et comme par hasard le héros est différent. A chacun sa différence mais dans Ze Giver, le héros a quand même un pouvoir qui envoie du pâté: il sait voir à travers le feuillage des arbres. Ouais, trop la classe.

Bon, on sait tous ce qui nous attend mais on poursuit quand même avec le trio amoureux improbable dont un couple se dégage dès les premières secondes du film, une cérémonie de répartition sans choixpeau mais avec hologramme et une erreur qui en fait n'en est pas une.

Pardon. T'inquiète, t'es excusé, soi-disant.

Bien, donc on continue avec une maison pleine de livres, un arbre dans le brouillard et des pommes. Des kilos de pommes bien rouge. Comme les cheveux de l'héroïne. Non, non, il n'y a aucun sous-entendu là-dedans. Pis c'est pas lourd en plus!

Diantre, je m'ennuie déjà ferme. Le héros enchaîne les phrases héroïco-larmoyantes et les clichés sont balancés plus vite que l'ex-dirigeant d'un parti politique en prison pour détournement de fonds.

Il n'y a rien qui sauve ce film! Les acteurs sont mauvais (et je pèse mes mots, putain Meryl pourquoi t'as signé?), les situations grotesques et le réalisateur passe la dernière demi-heure à essayer de nous vendre l'opus suivant. Rhaaa mais ça suffit!!!

Ce long-métrage est vide, atrocement vide. Le pire, c'est que c'est d'autant plus frustrant que l'idée de départ me paraît bonne. Certes, plus très originale vu le déferlement de dystopies adolescentes mais quand même, intéressante (c'est d'ailleurs pour cela et uniquement pour cela que je ne mets pas 1).

Dernière question, expliquez-moi POURQUOI (attention spoilers mais que des inepties alors ça ne compte pas vraiment):
- Thomas se barre avec un bébé à l'aventure alors que c'est dangereux?
- Il laisse quand même sa petite copine sur plus (alors qu'elle a encore moins de chances de survie que le nourrisson)?
- Il se met à neiger quand la barrière explose?
- Le fait d'exploser une barrière permet de recouvrer la mémoire?
- Quand le héros met du sang sur une pomme personne ne s'inquiète?
- Le passeur voit les couleurs alors qu'il prendrait toujours l'injection?
- Les dépositaires de la mémoire ont tous la marque: sont-ils de la même famille? Si oui, pourquoi prendre le risque de les mélanger à la populace? D'ailleurs quel est le sens de leur boulot sachant qu'ils ne doivent rien dire de ce qu'ils savent? Quitte à effacer les émotions, pourquoi ne pas exterminer tous les souvenirs? Les sages ne consultent pas le dépositaire de la mémoire (diantre, c'est furieusement long à écrire comme titre officiel) de toute façon et il est exclu sur sa falaise donc autant faire le boulot jusqu'au bout!

La seule vraie bonne nouvelle c'est que même les ados les plus naïfs ne peuvent pas être tombés dans le panneau. Donc il n'y aura pas de suite (par pitiéééé, nooon, laissez un peu de dignité à Meryl)!!!

Il en reste à convaincre que c'est un étron? Le héros est une moule anti-charismatique et tous ses amis aussi et les souvenirs ont fait signer mes petits yeux fragiles dans ils sont saturés/saccadés/ n'importe quel effet moche pour signifier que le gentil héros n'avait jamais rien vu de tel.

Par contre, j'avoue, j'ai apprécié le traitement des couleurs. C'est presque aussi cool que dans Sin City (mais en plus pastel).

Aller, bonne nuit mes lapins, je vais hiberner en attendant le 3ème Hunger Games!

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