Robin des Bois avait plus de panache... il faisait ça avec un arc !

Avis sur Time Out

Avatar Clément  Chaigneau
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Le "prolétaire" Timberlake qui s'apprête à laisser émerger son substrat marxiste-léniniste dans un film d'Andrew Niccol où le temps s'est substitué à l'argent, voilà une raison tout à fait inédite de voir piquée la curiosité de chacun (au moins provisoirement). La lutte des classes 2.0 tournera-t-elle enfin à l'avantage des "partageux" ? Justin sera leur symbole mais il doit se hâter ! Astérix peut aller se rhabiller avec son "grand fossé" car celui que creuse Andrew Niccol entre le microcosme des possédants et la masse opprimée "jeune à vie mais souvent à jeun de vie" a davantage de béance en commun avec le trou impressionnant apparu sur la face du mont Saint Helens après l'éruption du 18 mai 1980.
Il est difficile de ne pas souscrire à cette dénonciation initiale pertinente (bien que relativement classique) d'un système inique dont on est en droit d'attendre une exploitation plus fouillée dans la suite du film notamment grâce à ce pitch si singulier. Et c'est là que le bât blesse car l'idée originale du film explose assez rapidement entre les mains du réalisateur qui se réfugie nonchalamment dans une subversion facile somme toute tragiquement mainstream depuis Robin des Bois : prendre aux riches pour donner aux pauvres. On pourrait s'étonner (ou s'émerveiller béatement, c'est selon) que le scénario se réduise à ce projet éculé dont la façade SF est condamnée à n'être que le cache-misère et déplorer ce gâchis.

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