Très classique dans sa forme, le film reste constamment le cul entre deux chaises entre humour noir, sérieux très premier degré et violence, entre guillemets, crue.
Le gros souci vient surtout dans le fait que chaque personnage essaie d'avoir le rôle titre, du coup tout part à vau-l'eau et tout s'emmêle dans une sorte de grosse mêlasse indigeste qui parait pas très crédible, malgré que le film s'inspire, apparemment, de faits réels. Olivier Marchal campe un personnage qui aurait pu s'avérer intéressant mais qui se révèlera n'être qu'un sous Charles Bronson alors qu'il aurait pu en foutre carrément plus dans la gueule.
Smaïn est pas mauvais mais se prend bien trop au sérieux, ce qui devient finalement grotesque et le reste ne s'avèrera qu'être que des clichés parfois très lourdingues, notamment concernant les cités.
Certes, ne nions pas les faits, mais on va p'tete pas faire passer les mecs de banlieues pour des sortes d'ignares analphabètes.
Il ne reste donc pas grand chose au final, la photographie et la réalisation s'avérant être aussi plates qu'un téléfilm de TF1 aux heures de pointe. Certains personnages sont plus intéressants que d'autres - à part ce gamin inexpressif aux allures de chien battu - mais ce n'est pas ça qui relève le niveau. Pour ce qui est de l'action en elle-même, ça oscille entre le le gore et le conventionnel. Du coup il n'y jamais vraiment de sentiment particulier, jamais de dégout ou de sentiment de plaisir.
Un film mou du genou, qui comporte des idées intéressantes mais qui ne sait pas où il va ni où il veut en venir, étant donné qu'il donne trop d'importances à 50 personnages différents. On trouve vite le temps long et on s'endormira rapidement devant cette intrigue sans finalité, plate et sans envergure.