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Un pigeon perché sur une branche philosophait... par Le Blog Du Cinéma

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(...) Pour un public averti, ce dernier film, d’une trilogie de 15 ans après Nous, les vivants et le plus ancien et primé à Cannes en 2000 par le Prix du Jury, Chansons du deuxième étage, signifie les retrouvailles joyeuses avec un formalisme unique, toujours hilarant et morbide, mais qui, sur le temps du film laisse place à la perplexité. Même schéma que sur ces anciens films, on est happé par l’atmosphère et l’incongruité des situations, les rires se font nerveux face à cet humour noir nordique, puis l’on s’habitue et enfin l’on commence à regarder sa montre. La question du temps et du rythme est symptomatique chez Andersson, il excelle sur la courte distance mais insiste à faire durer sa course. Ca en devient déconcertant mais, en même temps, là réside toute la patte de Roy Andersson, faire vivre des personnages dans une situation incongrue en temps réel comme si le spectateur observait ces personnes à travers une fenêtre.

Par contre, pour un public novice, le choc risque d’être brutal et frontal. Les cadres fixes travaillés tels des peintures, d’ailleurs l’auteur ne cache pas sa fascination pour les peintres Otto Dix et Georg Scholz, les personnages blafards se mouvant tout en flegme et lenteur, la petite musique ridiculisant en leitmotiv et enfin cette réflexion sur l’humain, sa condition et ce qui fait toute sa futilité, peuvent à la fois déconcerter, attirer, passionner mais jamais laisser indifférent (...)

critique par LOÏC - l'intégralité, sur Le Blog du Cinéma

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