La patience du coeur n'attend pas le nombre des années de crise

Avis sur Un pigeon perché sur une branche philosophait...

Avatar Alfred Boudry
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Voilà. Quinze ans après avoir commencé, la trilogie "Comment être un être humain" se termine par ce volet volant voleur. Les fans de Roy ne seront pas déçus ; les personnages sont toujours là et pas là en même temps. Des zombies comme vous et moi, qui attendent la vie en regardant passer la mort. Les images donnent l'impression d'avoir perdu leurs couleurs aux environs de 1980. Les dialogues sont aussi rares que les oasis dans le désert. On finirait presque par croire que c'est beau, une humanité qui souffre en silence.

Et puis, il y a ces plans littéralement incroyables, dont on ne sait comment ils ont été faits, ni avec quoi. Combien de réalisateurs ont-ils

fait défiler une armée XVIIe entière en arrière-plan ? Combien ont-ils fait cuire des esclaves dans un tambour à pistons

?
Enfin, le plus important, c'est qu'on sache maintenant comment

est mort Sven

.

Que va faire Roy Andersson, désormais ?

Soyons patients. Au pire, apprenons tout en faisant autre chose.

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