Il y a bien sûr l'idée même de voyager à côté du vaisseau Cassini-Huygens à travers l'espace jusqu'à un tout petit point du système solaire dont le nom renforce l'aspect mythique de ce type d'épopée scientifique.
Il y a peut-être surtout l'histoire des pépins parsemant le déroulé de cette mission qui rendent sa réussite comme un véritable tour de force à (grande) distance des théoriciens et ingénieurs de l'ESA (sonde Huygens) et de la Nasa (vaisseau Cassini).
Ce petit satellite de Saturne présente la particularité d'avoir été de plus en plus curieux à mesure que les recherches s'affinèrent. Il présente ainsi la particularité d'associer des lacs, des rivières, des terres émergées, des composés organiques (des "choses" très analogues à ce qui nous entoure donc) à des caractéristiques hors du commun: les lacs et rivières sont remplis de méthane liquide, la température moyenne ne permet pas d'avoir d'eau liquide en surface...
Ce petit satellite, à un peu plus d'un milliard de kilomètres de la Terre (incommensurable donc), déconcerte dans la réflexion sur les exoplanètes et sur leur habitabilité. La seconde partie est de fait orientée vers les projets de colonisation spatiale. L'on peut alors s'interroger sur la dichotomie voir la schizophrénie de la recherche spatiale où d'un côté l'on cherche à éviter la moindre contamination microbienne et de l'autre l'on s'imagine les moyens techniques de réaliser des occupations pérennes. Or alors que les deux éléments de discours sont présents dans le documentaire, ils ne sont pas ici confrontés de manière dialectique.