Je comprends l'intention : sortir de la veine bourgeoise des comédies boulevardiennes pour tenter de suivre le modèle des comédies italiennes. De braves prolos Affreux sales et méchants qui ont la grâce du désespoir et le burlesque de leur misère. Mais Bourdon n'est pas Mastroianni. Et Mimran n'est pas de Sica. Une veste de pêcheur et une casquette verte ne font pas société, bien au contraire, déguisement ridicule. Et la solidarité d'un village mûe par l'appât du gain est un contresens consternant. D'une grande paresse d'écriture, le film vise le public sénile, pardon, senior. Mais même à l'ancienne, on n'avait pas des navets pareils.