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le 29 mai 2011
SuivreLe wu xia dont on fait la légende
Énorme classique et représentant asiatique chouchou des festivals huppés 70s, c'est ici la parfaite croisée entre le chambara japonais et le wu xia pian Hongkongais. Un traitement du genre...
Je dois avouer ne jamais avoir entendu parler d'A Touch of Zen avant l'annonce de sa ressortie en version restaurée, mais c'est apparemment un grand classique du genre du Wu xia pian (terme que je ne connaissais pas non plus avant) d'un réalisateur dont je ne connaissais pas non plus le nom auparavant mais qui est visiblement un des rois (ah ah) du genre.
3 heures plus tard (en compagnie de 3 comparses du site pour la séance), l'expérience a été très concluante. La première heure du film est très posée, introduisant petit à petit l'univers du film, avec son personnage principal souvent à côté de la plaque, et un petit village en apparence sans histoire, mais où on se rend vite compte que certains personnages semblent avoir des choses à cacher : il n'est pas forcément évident de rentrer dans l'histoire aux premières minutes, mais il y a très vite un suspense intriguant qui se met en place.
Puis au bout d'un moment on rentre dans le vif du sujet avec des combats très habilement chorégraphiés, et une réalisation très stylisée et classe, sans jamais paraître excessive (certes, les combattants sautent comme des écureuils de façon surréaliste mais bon, on est au cinéma) ; et des personnages charismatiques comme il faut, avec cette guerrière persécutée au joli minois, une bande de moines aussi sereins qu'imbattables... Qui plus est, on a le droit à un bon compromis entre quelques touches de légèreté et d'humour bienvenues, et des grands moments, comme la défense du fort soi-disant hanté, aussi épique que minutieusement préparée ; et le film d'ailleurs est une vraie réussite au niveau de son atmosphère délicieusement exotique, avec des décors splendides (ah, le charme d'une forêt de bambous brumeuse au bord d'un lac...). Avec la version restaurée, on en prend plein la vue.
Je suis cela dit un peu réservé sur la fin du film : A Touch of Zen est apparemment connu pour être peu conventionnel dans son genre, d'une part pour sa durée assez longue (mais jamais ennuyeuse), mais aussi pour la place qu'a le bouddhisme et la spiritualité dans l'histoire, mais à ce titre, le côté mystique du dénouement m'a paru un peu trop trancher avec le reste du film, sans vraiment apporter une conclusion satisfaisante au récit.
J'aurais peut-être plus facilement mis 9 sans cette réserves, mais ça n'empêche pas que le film soit globalement un vrai plaisir à voir, et je ne peux que vous conseiller d'en profiter, tant qu'il passe au cinéma! J'attends avec impatience la ressortie prévue dans quelques semaines de Dragon Inn, du même réalisateur.
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Créée
le 1 août 2015
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