Été 1994. L'affiche intriguait, mentionnant dessus les films Terminator et Aliens par la présence de Gale Anne Hurd à la coproduction, alors forcément, une séance au cinéma se devait de s'imposer sans aucune hésitation.
Absolom 2022 situe l'histoire dans un futur, dépassé aujourd'hui, où un détenu coriace, joué par Ray Liotta (acteur que je découvris alors par ce film et dans un de ses rôles les plus physiques), est lâché, après avoir défié l'autorité dans une prison classée en sécurité maximum, sur une île tenue au secret où vivent d'autres prisonniers survivant en plusieurs clans. Capturé d'abord par les Outsiders mené par un terrible et cabotin Marek dans lequel l'acteur Stuart Wilson (L'Arme Fatale 3) semble avoir pris grand plaisir à jouer son personnage, Robbins, ancien capitaine de l'armée condamné pour avoir abattu son supérieur hiérarchique lors d'un défilé montré dans le générique d'ouverture, trouvera refuge dans le village retranché et dirigé par le Père sous les traits de Lance Henriksen (L'Étoffe Des Héros, Aliens, Aux Frontières De L'Aube).
Robbins, bien déterminé à s'évader pour une raison qui le hante et qu'il confessera vers la fin, découvre une communauté où des détenus se sont offert une seconde chance rédemptrice, à l'inverse des Outsiders restés sauvages et barbares contre lesquels les hommes du Père se protègent derrière des fortifications. Robbins, qui attise d'abord curiosité et la méfiance amenant les personnages de Casey joué par Kevin Dillon (Platoon) et Hawkins joué par Ernie Hudson (S.O.S Fantômes, The Crow), est peu enclin à s'attacher à la société jusqu'à la première attaque des Outsiders que le directeur de la prison privée (Michael Lerner) laisse faire pour continuer à régner.
Tourné en Australie, ce film alliant à la fois Mad Max et Rambo, montre des paysages superbes mais leur immensité apparente filmée depuis les airs ne donnent pas l'impression d'être sur une île de superficie modeste. Au casting, les acteurs sont bons, on découvre d'autres seconds rôles comme Dysart (Jack Sheperd) l'ingénieur du village, Killian (Don Henderson) le distilleur manchot fabriquant une gnôle terrible, le sympathique Stephano (Kevin J. O'Connor) qui recycle des objets amenés par l'océan et King (Ian McNeice), un rondouillard hypocondriaque responsable de l'accueil des arrivants. Certains cinéphiles auront probablement reconnu l'acteur australien, David Argue (Razorback), en compagnon de cellule au tout début du film.
Absolom 2022 avait le potentiel de devenir un grand film mais il ne rencontra pas un énorme succès, les belles compositions musicales de Graeme Revell - qui a contribué également à celles de The Crow sorti sur les grands écrans la même année - n'y changeant pas grand chose. Il en demeure cependant qu'il reste toujours bon à regarder trente ans après.
critique réécrite le 16 août 2025