Absolom est un excellent petit film de science-fiction, une de ces pépites des années 90 qui mérite amplement d'être redécouverte.
Le film repose en grande partie sur les épaules d'un Ray Liotta en grande forme. Il apporte une intensité remarquable à ce personnage de soldat brisé, profondément tiraillé par les fantômes de son passé et en quête de rédemption. Face à lui, le vilain principal est campé par un Stuart Wilson complètement déjanté : cruel, théâtral et imprévisible, il cabotine avec un plaisir communicatif en chef de clan sadique.
Sur le plan de l'ambiance, le long-métrage propose un mélange particulièrement intéressant :
Une réflexion sur la déshumanisation carcérale,
Une quête spirituelle de rédemption,
Le tout saupoudré d'une bonne dose de Mad Max pour le côté survie sauvage.
Derrière la caméra, on sent déjà l'efficacité de Martin Campbell (futur réalisateur de GoldenEye et Casino Royale), qui exploite à merveille les décors naturels de la jungle australienne. Certes, le rythme souffre de quelques longueurs dans son deuxième acte, mais le charme des effets pratiques de l'époque opère totalement.
En bref, malgré ses petits coups de mou, on passe un très bon moment devant ce divertissement brut et efficace. Un classique de "Série B" haut de gamme.