J'ai découvert Adaline un peu par hasard, grâce à une vidéo sur les réseaux sociaux qui a piqué ma curiosité. Le concept de base est franchement sympa : une femme, Adaline Bowman, subit un accident qui a pour effet magique de stopper son vieillissement. Bon, il faut clairement accepter ce postulat sans trop chercher de logique scientifique, c’est un peu « c’est comme ça, et puis c’est tout ». Mais pourquoi pas, ça donne au moins un point de départ original.
Le souci, c’est qu’une fois cette idée posée... il ne se passe pas grand-chose. Dès les dix premières minutes, on comprend globalement tout ce qui va suivre. Adaline doit cacher son secret pour ne pas finir rat de laboratoire, elle rencontre un homme qui fait chavirer son cœur, et elle est tiraillée entre fuir pour se protéger ou rester par amour. Pas de surprise, pas de rebondissement : le scénario est tellement prévisible que ça en devient presque drôle. On se sent super intelligent à deviner les scènes à l’avance.
Blake Lively, toujours aussi charismatique, porte tout de même le film avec élégance. La présence d’Harrison Ford apporte aussi un petit plus, notamment dans un rôle clé lié au passé d’Adaline. Mais là encore, il faut avaler sans broncher une sacrée coïncidence :
Adaline tombe amoureuse... du fils de son ancien amour !
Le film nous balance des trucs énormes comme ça et attend de nous qu'on gobe tout sans poser de questions. C’est un peu du "le hasard fait bien les choses" puissance 10.
Adaline reste un film qui se laisse regarder, surtout si on n’en attend pas un chef-d’œuvre. L’idée de départ était prometteuse, mais l’ensemble manque cruellement d’audace et d’originalité pour vraiment marquer les esprits. Dommage !