5
725 critiques
Entraînant
Toujours aussi envoûtant que le premier volet le film irradie d'une ambiance vintage ensorcelante comme on n'en fait plus. Le problème est d'ordre scénaristique, le résultat final ressemble trop à...
le 1 mars 2020
Portée par le combat à livrer par l'humanité contre l'emprise des machines pour défendre son âme, Galaxy Express 999 restera toujours une référence de SF mélancolique, une magnifique épopée galactique, tragique et poétique. Deux ans après sa sortie, Rintarō revenait pour un deuxième volet plus spectaculaire, plus complet, techniquement plus abouti, en forme de conclusion définitive.
Nous reprenons simplement l'histoire là où nous l'avions laissée. Après avoir détruit la planète mère de l'Empire des Machines et vaincu son impératrice Promethium, Tetsurō, notre héros qui ne semble pas avoir beaucoup vieilli, est revenu sur Terre pour retrouver une société totalement dévastée, plus dominée encore par le pouvoir violent et répressif des humanoïdes. Évidemment, une nouvelle mission pour libérer ses semblables de ce joug cruel va s'offrir à lui. Une deuxième aventure cosmique s'impose donc et nous voilà repartis à bord du 999, le train de l'espace, à la découverte de nouvelles planètes et de nouveaux ennemis pour faire face à d'autres combats et encore un peu plus de nostalgie.
Déjà à la base du premier épisode, le caractère de voyage initiatique se verra ici encore renforcé. Ce ne sera plus pour Tetsurō le moment de simplement grandir mais bien de devenir un adulte, ni fort ni faible, mais prêt à mieux creuser ses cicatrices pour mieux voir en lui. Les enjeux paraissent plus lourds et le ton se montre d'emblée plus sombre, plus sévère, empreint d'une conscience dramatique qui ne se relâchera jamais. Les petites respirations qu'offraient les traits d'humour ou les passages plus tendres parsemant le premier opus ont été gommées pour tirer un trait irrévocable sur l'innocence de Tetsurō. Ses sentiments seront plus durement malmenés quand son destin de sauveur lui pèsera plus douloureusement.
Constamment, Adieu Galaxy Express 999 évoluera dans une ambiance plus angoissante que son prédécesseur. Les affrontements s'y feront plus nombreux, plus âpres, plus détaillés, les révélations plus explicites et les blessures plus profondes, les désillusions plus grandes. Également, les moments de rêveries caractérisant le premier voyage ne trouveront plus leur place dans ce deuxième acte mené par l'urgence, par une flamme de vie plus brûlante.
À la fois plus travaillé et plus à vif, plus impressionnant et plus intime, Adieu Galaxy Express 999 passe à la vitesse supérieure et exacerbe ses intentions, se révélant ainsi un peu la face sombre d'une première réalisation plus aérienne, plus aérée.
Cette fois, le temps des utopies est bien révolu. Parmi les étoiles, la vraie bataille est enfin lancée. Une bataille de larmes perdues dans des milliers de pensées, vers une destination inconnue.
L'amour s'échappe et la jeunesse s'enfuit. Des cris sans réponse. C'est si dur de dire adieu.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Presque parfaits
Créée
le 28 nov. 2025
Critique lue 58 fois
5
725 critiques
Toujours aussi envoûtant que le premier volet le film irradie d'une ambiance vintage ensorcelante comme on n'en fait plus. Le problème est d'ordre scénaristique, le résultat final ressemble trop à...
le 1 mars 2020
9
1287 critiques
Gamin, j'avais été marqué par un personnage sublime aux membres fins, aux longs cheveux blonds, aux yeux magnifiques, et portant un habit de deuil : Maetel, héroïne de Galaxy Express 999. Aujourd'hui...
le 4 mars 2012
8
296 critiques
Ah très bon film. J'avais redécouvert l'oeuvre par ce film, et pendant de longues années pour cacher ma frustration de ne pas avoir le premier film en K7, je me suis auto persuadé que le second était...
le 27 janv. 2011
5
59 critiques
Sœur Barnes et sœur Paxton sont deux toutes jeunes missionnaires mormones en pleine mission d'évangélisation de leur petite ville. Quand leur tournée de porte-à-porte les amènera à frapper à celle de...
le 12 déc. 2024
6
59 critiques
C'est toujours aussi froid, toujours aussi sombre : le style Eggers est maintenant bien connu et bien rodé, pourtant, chacun de ses films s'imprègne en moi de manière différente. The Witch m'avait...
le 10 avr. 2025
8
59 critiques
En totale rupture avec l'univers loufoque, foutraque et épicé de Lamu dont les deux premiers longs métrages de la (fort sympathique) saga furent aussi ses deux premiers films, Oshii proposait en 1985...
le 8 nov. 2024
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème