Film émouvant, émotionnellement éprouvant ! L’histoire qui débute par la quasi fin, nous est relatée par Françoise Lebrun. Nous avons peut-être tous un jour eu envie de changer de vie? Sauf que là, il s’agit d’un adolescent élève de 3ème, harcelé par trois garçons de sa classe. Traqué, Otto n’a qu’une envie, celle de disparaître, de choisir la mort. Elle ne voudra pas de lui.. Alors, il écrit une lettre bouleversante qui fera le tour des élèves de son collège très rapidement. Il se réfugie dans un foyer désaffecté. Mais c’était sans compter sur Léa une fille de sa classe qui va l’apercevoir au bout de quelques jours de sa disparition. Ils vont s’entraider, sympathiser, s’aimer et surtout, Léa va le cacher dans une chambre inutilisée de l’hôtel qu’elle aide sa mère à gérer en participant à la comptabilité. Elle lui coupe et teint les cheveux en blond. Elle lui fait parvenir en premier lieu, le nécessaire vital (eau, lait, de quoi se restaurer car Otto crève de faim). Avec Léa, il ne se sent plus seul, il se sent compris et soutenu sans jugement aucun. Le petit couple s’organise : écharpe d’une fenêtre à l’autre, pour communiquer incognito, instauration d’un code pour frapper à la porte, obtenir de quoi manger et se laver (pour Otto), partager un repas ensemble, se confier et tomber amoureux au point que Léa décide de suivre Otto dans son délire. Léa continue le collège bon gré, mal gré, gardant tout pour elle car elle est « une tombe », à ce qu’elle dit à Otto. Deux adolescents devenus profondément adultes d’un coup. L’orage fait rage la veille du départ qu’ils ont minutieusement organisé. Mais Otto va surprendre Léa, il lui a glissé un mot dans le sac préparé laissé, sur le toit: « Je ne peux pas te demander de faire ça », à ta mère, car si tu viens avec moi, tu ne la reverras jamais. Juste avant le jour J, une inondation dans la chambre du dessous a conduit Otto à se cacher et s’enfuir. Léa survit comme elle peut, ne s’alimente guère, pleure dans les bras de sa mère, avec l’envie de tout lui révéler. Mais elle tiendra bon, jusqu’à ce qu’elle s’écroule en salle de classe. Elle est hospitalisée. Auparavant, Otto appelait la réception de l’hôtel chaque soir, comptant parler à Léa. Hélas, l’hôtel est en travaux. Il décide de revenir la voir à l’hôpital sous un prénom d’emprunt Julien, le temps de lui écrire une courte lettre pleine d’espoir pour Léa, laquelle de demandait durant des semaines si Otto avait bel et bien existé pour sortir de sa vie, la laissant brisée et malheureuse. Le final est touchant..sur un lâcher de ballons blancs…Les adolescents sont fragiles et il serait souhaitable qu’ils accèdent à ce film exceptionnel sur ce que le harcèlement scolaire peut induire: l’envie de mourir …Les enseignants et les parents également. À peaufiner avec mes notes.. Film dédié à Bruno Monti..