À la suite d'un AVC de leur mère, Megan et Noah se retrouvent dans leur maison d'enfance en vue de la mettre en vente et financer les soins de ce dernier socle familial mutuel. Alors qu'ils sont désemparés en découvrant leurs affaires en partie détruites par l'état vétuste du sous-sol, ils y découvrent un cadavre planqué dans les murs depuis des décennies.
Par respect pour leurs parents (et pour espérer vendre la demeure au plus vite), ils décident de déplacer le corps dans un marais non loin de leur petite ville...
Tout cela va entraîner Noah et Megan dans une spirale où, évidemment, rien ne va aller comme ils ne le voudraient pour maintenir le secret autour de ce cadavre, avec son corollaire de chantages et de nouveaux morts plus ou moins volontaires dans son sillage.
Plus connu comme acteur (la trilogie des "Aventures de Bill & Ted" en compagnie de Keanu Reeves) que comme réalisateur (et on peut le comprendre tant ce "Adulthood" ne brille pas par sa mise en scène, digne d'une série TV lambda), Alex Winter signe ici une petite comédie noire aux ressorts sympathiques à découvrir mais assez insignifiante dans l'ensemble car se réclamant, comme attendu, d'une fibre très "frères Coen"-esque où l'engrenage criminel dans lequel se retrouve pris au piège ce duo frère-soeur prend des proportions de plus en plus périlleuses face aux lourdes conséquences à assumer d'un fardeau familial pour le moins inattendu.
"Adulthood" ne parvient donc jamais à faire oublier le sentiment de déjà-vu qu'il doit à la mécanique de son intrigue mais s'en sort un minimum malgré tout grâce à son casting plutôt bien trouvé pour en enclencher les rouages (notamment son quatuor principal: Kaya Scodelario en ménagère coincée -la meilleure du lot- Josh Gad dans son éternel rôle de loser égocentrique, Billie Lourd en infirmière vénale et Anthony Carrigan en cousin redneck imprévisible) ainsi qu'à l'évolution de la dynamique des deux premiers dans lequel la soeur réservée se révèle bien plus acharnée que prévue pour s'en sortir face à un frère à l'abattage malmené au fur et à mesure de la gravité des évènements (les derniers, tombant dans l'exagération, ne rendront malheureusement pas justice aux qualités entrevues sur ce point).
Pas grand chose de vraiment notable à signaler dans ce petit film très mineur mais pas si désagréable au demeurant.